Les effets lexicaux dans l'identification de la lettre : étude en potentiels évoqués chez des enfants normo-lecteurs et dyslexiques

par Stéphanie Iannuzzi

Thèse de doctorat en Neuropsychologie

Sous la direction de Jean-François Démonet.

Soutenue en 2010

à Toulouse 3 .

  • Titre traduit

    Lexicality effects in letter identification : an event-related potential study in children with and without dyslexia


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  • Résumé

    La reconnaissance visuelle de séquences de lettres implique un traitement orthographique qui peut être décomposé en trois phases activées en parallèle et de façon interactive : le traitement des traits visuels, le traitement des lettres et le traitement des séquences de lettres. L'influence des connaissances lexicales sur l'identification de lettres a souvent été mise en évidence par l'effet de supériorité du mot : une lettre étant mieux reconnue quand elle est présentée dans un mot que dans un non- mot ou isolément. L'un des objectifs de ce travail était de voir à quelle(s) phase(s) du traitement ces influences lexicales interviennent durant l'acquisition de la lecture. Pour ce faire, la technique des potentiels évoqués a été utilisée chez des enfants normo-lecteurs et dyslexiques dans une tâche d'identification de lettre présentée dans un mot ou un non-mot. Par ailleurs, il est admis par de nombreux auteurs que dans les langues alphabétiques et avec un sens de lecture de gauche à droite, les mots sont mieux reconnus quand ils sont fixés légèrement à gauche de leur centre. Cet effet de position optimale a également été étudié dans notre protocole afin de voir si les influences lexicales intervenaient quelque soit la position de la lettre dans le mot. Nos résultats comportementaux révèlent un effet de supériorité du mot uniquement chez les enfants normo-lecteurs reflétant l'intervention des connaissances lexicales. Nous postulons dès lors que les dyslexiques pourraient souffrir d'un déficit d'effet " top-down " lexical. Les analyses en fonction de la position ne montre pas l'effet de position optimale attendu. On observe des résultats similaires dans les deux groupes avec un gradient de performances diminuant de la première à la cinquième position qui pourrait s'expliquer par un traitement sériel et automatisé des stimuli de la gauche vers la droite et ce quelque soit le point de fixation. En potentiels évoqués, les premières différences entre mots et non-mots sont observées sur l'onde N2 reflétant le traitement lexical et elles s'observent pour les 2 groupes d’enfants. L'absence d'effet lexical sur l'onde N170 est en désaccord avec l'hypothèse d'une influence des représentations lexicales en mémoire sur l'identification de lettres à un niveau pré-lexical

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Informations

  • Détails : 1 vol. (230 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 187-224

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paul Sabatier. Bibliothèque universitaire de sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 2010 TOU3 0295
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