Effets génotoxiques des souches de Escherichia coli produisant la colibactine

par Gabriel Cuevas Ramos

Thèse de doctorat en Microbiologie

Sous la direction de Claude R. Petit et de Jean-Philippe Nougayrede.

Soutenue en 2010

à Toulouse 3 .

  • Titre traduit

    Genotoxic effect of Escherichia coli strains producing Colibactin


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    Escherichia coli (E. Coli) est une bactérie commensale qui réside dans le tractus gastro-intestinal des mammifères, principalement au niveau du côlon. Certaines souches de E. Coli sont aussi des pathogènes intestinaux ou du système urinaire voire systémique (souches pathogènes extra-intestinales). Environ 34% des souches commensales de E. Coli du groupe phylogénétique B2 et 53% des souches isolées d'infections extra-intestinales possèdent dans leur génome un îlot génomique " pks " qui code pour la production d'un polyketide-peptide non-ribosomal, la Colibactine. Les souches de E. Coli pks+ provoquent des cassures double-brin de l'ADN (CDB) dans des cellules eucaryotes en culture. Dans mes travaux de thèse, j'ai examiné l'expression et l'activité de la Colibactine in vivo, et étudié les conséquences pour les cellules hôte des dommages à l'ADN infligés par la toxine. J'ai pu montrer dans un modèle murin d'anses ligaturées du côlon, avec un système rapporteur GFP, que les gènes de l'îlot pks étaient bien exprimés in vivo. En utilisant comme marqueur des CDB l'histone H2AX phosphorylée (gamma-H2AX), j'ai démontré la présence de ces lésions dans les cellules épithéliales du côlon après l'injection d'une E. Coli pks+ mais pas après l'injection d'un mutant isogénique déficient pour la production de Colibactine. Ces résultats ont été confirmés avec un autre modèle murin dans lequel les souris étaient traitées par des antibiotiques puis gavés avec les E. Coli pks+. Pour examiner les conséquences des dommages à l'ADN infligés par la Colibactine, j'ai utilisé un modèle de cellules en culture infectées avec les E. Coli pks+ à une dose infectieuse comparable à celle qui peut avoir lieu in vivo. Les cellules exposées aux faibles doses de bactéries (1 à 20 bactéries/cellule) produisant la Colibactine répondaient aux dommages à l'ADN de façon transitoire et réversible, puis ces cellules poursuivaient leurs divisions. Toutefois, une fraction de ces cellules en mitose montrait des signes de persistance des CDB, des ponts anaphasiques et des micronoyaux. Ceci entrainait des aberrations chromosomiques (translocations, anneaux, dicentriques), ainsi que de l'aneuploïdie / tétraploïdie. . .

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Informations

  • Détails : 1 vol. (123 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p.106-123

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  • Bibliothèque : Université Paul Sabatier. Bibliothèque universitaire de sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 2010TOU30130
  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de santé (Paris). Pôle pharmacie, biologie et cosmétologie.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MFTH 7691
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