Les adipocytes associés au cancer : nouveaux acteurs de la progression tumorale : un lien entre obésité et cancer

par Béatrice Dirat

Thèse de doctorat en Cancérologie

Sous la direction de Philippe Valet.

Soutenue en 2010

à Toulouse 3 .

  • Titre traduit

    Cancer associated adipocytes : a new key players in tumor progression : a link between obesity and cancer


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    La progression tumorale a été récemment reconnue comme étant le produit d'une interaction dynamique entre les cellules tumorales et leur microenvironnement. Parmi les cellules qui constituent le microenvironnement, les adipocytes sont celles dont le rôle a été le moins bien caractérisé, malgré le fait que les adipocytes représentent le composant cellulaire majoritaire du microenvironnement de certaines tumeurs, comme par exemple le cancer du sein, ou le cancer invasif de la prostate. L'identification du rôle des adipocytes dans la progression tumorale a toute son importance car il a été démontré dans des études épidémiologiques que l'obésité est un facteur de mauvais pronostic dans de nombreux cancers. En effet comme le montre les résultats d'une vaste étude menée à l'institut Curie, les patientes atteintes de cancer du sein, et qui de surcroit sont obèses, présentent des tumeurs plus agressives définies par un stade plus avancée et avec une propension plus élevée à donner des métastases. Outre sa fonction de réservoir d'énergie, l'adipocyte est une cellule endocrine active, capable de sécréter une grande variété de facteurs incluant, des chimiokines, des facteurs de croissance, des molécules pro-inflammatoires, qui peuvent réguler le comportement des cellules cancéreuses. Nous avons montré, que la co-culture en 2D, pendant 3 à 5 jours, de cellules tumorales avec des adipocytes, soit issus de la différenciation in vitro de la lignée murine 3T3-F442A, soit issus de la différenciation de précurseurs adipocytaires provenant de réductions mammaires, entrainait une augmentation des capacités invasives et migratoires des cellules tumorales, cet effet étant plus marqué pour des lignées faiblement invasives. Des expériences chez l'animal ont donné des résultats comparables. Les souris qui ont été injectées avec des 4T1 co-cultivées avec des adipocytes, présentent davantage de métastases pulmonaires que les souris qui ont été injectées avec des 4T1 non co-cultivées. Les adipocytes, quant à eux, lorsqu'ils sont co-cultivés avec les cellules tumorales, présentent un phénotype activé. . .

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Informations

  • Détails : 1 vol. (134 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 110-134

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  • Bibliothèque : Université Paul Sabatier. Bibliothèque universitaire de sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 2010TOU30104
  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de santé (Paris). Pôle pharmacie, biologie et cosmétologie.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MFTH 7761
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