Les problèmes particuliers de la fiscalité en Espagne musulmane post-califale (XIe-XIIIe siècles)

par Safâa Abouelyzza

Thèse de doctorat en Histoire du droit

Sous la direction de Dominique Urvoy.

Soutenue en 2010

à Toulouse 2 .

  • Titre traduit

    Around taxation in post-caliphate muslim Spain (XI th-XIII th centuries)


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    En se basant sur les textes fondateurs, le consensus des premiers musulmans et les efforts d’interprétation des textes et des traditions du Prophète, selon des méthodologies propres à chaque école juridique au sein du sunnisme, les juristes musulmans ont constitué depuis le VIII e siècle des corpus juridiques traitant des divers problèmes de Droit. La fiscalité est un des thèmes de ces corpus avec deux catégories d'impôts. La première catégorie comprend les impôts dits canoniques car reconnus par le Droit et étayés par ses fondements. Ces impôts dits canoniques sont au nombre de trois : pour les Musulmans, une aumône, la zakãt ; la ¯izya due par les sujets chrétiens et juifs de l'Empire musulman et l'impôt foncier (…arã¯). Dans le cas de l'Espagne musulmane ce dernier a posé des problèmes dûs à la non application, lors de la conquête au VIII e siècle, des règles d'occupation et de partage des terres conquises. Au X e siècle, dans une économie prospère, le califat umayyade réorganise toute l'administration et la fiscalité ne semble pas poser de problème. La deuxième catégorie d'impôts est celle des taxes non canoniques mal acceptées du contribuable et de ce fait sujet de plaintes et de consultations juridiques (fatwã). Au XI e siècle, l'éclatement d'al-Andalus en de multiples petits royaumes en guerre entre eux et confrontés à la Reconquête par les royaumes chrétiens du Nord, accentue la pression fiscale car cette Reconquête s'accompagne d'exigences de tributs exorbitants. Au nom du ¯ihãd, les Almoravides du Maroc viennent en aide aux musulmans d'Espagne et lèvent la pression fiscale pendant quelques décennies. A leur suite les Almohades réussissent plutôt une réorganisation de l'administration fiscale qu'un réel allègement des impôts.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (329 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 315-325

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  • Bibliothèque : Université Toulouse Jean Jaurès. Bibliothèque universitaire centrale de lettres et sciences humaines.
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