Le semis direct sans labour et avec utilisation des herbicides dans la zone cotonnière au Nord Cameroun : diffusion, impacts agronomiques et socio-économiques d'une innovation en pleine expansion

par Jean-Paul Olina Bassala

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Anne-Marie Granié.

Soutenue en 2010

à Toulouse 2 .

  • Titre traduit

    Direct sowing and no till with herbicide application in the cotton growing area of North Cameroon. Extension, agronomic and socio-economic impact of this blooming innovation.


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    Pour mieux comprendre les stratégies des agriculteurs à travers leurs pratiques et, comparer les performances économiques du semis direct avec herbicides par rapport au labour, une recherche a été conduite dans les villages de Mafa kilda et de Pandjama au Nord Cameroun. La méthodologie a consisté à adopter une approche compréhensive pour mieux comprendre le sens des pratiques des agriculteurs. Nous avons analysé les représentations sociales qu’ils ont de leur métier, de la pratique de semis direct avec herbicides et de la pratique de labour. L’analyse porte sur leurs motivations, leurs perceptions des risques sur l’environnement et sur la santé, liées à l’usage des herbicides. Un suivi technico-économique des exploitations pour les deux systèmes de culture a été réalisé. L’analyse factorielle de correspondance (AFC) a permis de déterminer une typologie des exploitations. Une simulation économique a été faite. L’analyse montre que la mise en place des cultures varie de 0. 7 hj/ha à 1. 6 hj/ha sur semis direct contre 4 à 5 hj/ha sur labour. Ce gain de temps sur semis direct peut varier de 60 à 80 % selon les cultures. La productivité du travail et le revenu familial sont supérieurs dans les exploitations en semis direct par rapport au labour. La simulation montre que, en combinant une lutte chimique modérée avec un sarclage précoce en traction animale, on peut obtenir une marge brute acceptable sur semis direct avec herbicides pour les cultures du coton, du maïs et d’arachide. Le capital social et culturel permet à 70 et 90 % des agriculteurs respectivement à Mafa kilda et à Pandjama, d’avoir une perception et une prise de conscience des risques liés à l’usage des herbicides.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (299 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 267-282. Index

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  • Bibliothèque : Université Toulouse Jean Jaurès. Bibliothèque universitaire centrale de lettres et sciences humaines.
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