La réception apaisante du manque en Dieu et en l'homme selon Jean Ansaldi : le nouage discontinu de la foi et du désir avec le langage, en théologie et en psychanalyse, à partir et en vue de l'existence du croyant chrétien

par Peter Geissbühler

Thèse de doctorat en Théologie protestante

Sous la direction de Karsten Lehmkühler.

Soutenue en 2010

à Strasbourg .


  • Résumé

    Jean Ansaldi, né 1934 à Menton, a été professeur de théologie systématique de 1977 - 1997 et professeur de psychanalyse à Montpellier de 1980 à 1998. Dans la discontinuité des deux champs épistémologiques respectifs, il a noué la théologie protestante de M. Luther avec la psychanalyse de J. Lacan par le biais d’isomorphismes. Cette thèse analyse et formalise ce nouage de la théologie et de la psychanalyse dans l’œuvre de Jean Ansaldi. Afin de réconcilier davantage le croyant avec le monde scientifique présupposant la non-foi, Ansaldi inscrit la théologie de M. Luther dans les trois registres de la psychanalyse lacanienne, c’est-à-dire le réel, le symbolique et l’imaginaire. La fides est inscrite dans le registre du réel, les Ecritures dans celui du symbolique et la théologie dans celui de l’imaginaire. L’articulation des trois registres s’opère par un nouage borroméen interprété comme triple rapport paradoxal selon la définition de S. Kierkegaard, et formalisé comme conjonction d’une conjonction et d’une disjonction exclusive et contradictoire : (a ω b) ˄ (a ˄ b). L’isomorphisme central entre la théologie et la psychanalyse consiste dans le parallélisme du désir de l’Autre avec la dynamique de la foi définie comme rencontre, située en-dehors du langage (l’a-rencontre), entre le Dieu-Christ et le croyant. Le lien exact entre la théologie systématique scientifique et la psychanalyse est celui du paradoxe entre la sotériologie universelle et la christologie singulière: Le langage de la sotériologique comportant les attributs du théologique et du psychanalytique est conjoint au langage christologique comportant le seul attribut théologique. Simultanément, ce même langage sotériologique est exclusivement disjoint du langage christologique.

  • Titre traduit

    The appeasing reception of the lack in God and in man according to Jean Ansaldi : the discontinuous nexus of faith and desire with language, in theology and psychoanalysis, originating from and in view of the existence of the Christian believer


  • Résumé

    Jean Ansaldi, born in Menton, France in 1934, taught systematic theology from 1997 – 1997 and psychoanalysis from 1980 - 1998 in Montpellier, France. While respecting the discontinuity between the two epistemological fields, he tied together the protestant theology of Martin Luther and the psychoanalysis of Jacques Lacan by the means of isomorphisms. The present dissertation analyses and formalizes this nexus of theology and psychoanalysis in Jean Ansaldi’s work.   In order to reconcile increasingly the believer with the scientific world postulating non-faith, Ansaldi inscribed the theology of M. Luther in the three orders of Lacanian psychoanalysis, which are the real, the symbolic and the imaginary.   The fides is inscribed in the order of the real, the Scriptures in the order of the symbolic and theology in the order of the imaginary. The articulation of the three orders takes place by a Borromean knot interpreted as a triple paradoxical relationship according to S. Kierkegaard’s definition and is formalized as a conjunction of a conjunction and an exclusive and contradictory disjunction:  (a ω b)  ˄  (b ˄ b). The central isomorphism between theology and psychoanalysis consists of the parallelism of “the desire of the Other” and the dynamics of faith defined as an encounter, situated outside language (l’a-rencontre), between God-Christ and the believer. The exact nexus between scientific systematic theology and psychoanalysis is a paradox between a universal soteriology and a singular christology: the language of soteriology containing the theological and the psychoanalytical attribute is connected to the language of christology containing the sole theological attribute. Simultaneously, this same soteriological language is exclusively disconnected from the language of christology.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (783 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 617-630. Bibliogr. des oeuvres de J. Ansaldi p. 608-616

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Faculté de théologie protestante. Bibliothèque.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TT 2010.62152-1
  • Bibliothèque : Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TM.500.728,2010

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  • Disponible pour le PEB
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