Relations morphologie-cycle de l'azote au sein de l'épisolum humifère en futaie régulière pure de hêtre

par Jean Trap

Thèse de doctorat en Biologie

Sous la direction de Thibaud Decaens et de Michaël Aubert.

Soutenue en 2010

à Rouen .


  • Résumé

    L’objectif de cette thèse est de contribuer à la compréhension (i) des relations morphologie/cycle de l’azote au sein de l’épisolum humifère, (ii) du cycle de l’azote au sein des différents horizons de l’épisolum humifère et (iii) des facteurs écologiques responsables du développement des formes d’humus et régulant le cycle de l’azote dans l’épisolum le long d’une chronoséquence de 130 ans en hêtraies pures. Le cycle de l’azote. L’ammonification potentielle nette augmente avec l’âge des peuplements au sein des horizons organiques alors que la nitrification potentielle et in situ nette diminue au sein des horizons OL et A. La nitrification potentielle nette est essentiellement localisée au sein des horizons OF et OH et l’ammonification est toujours plus élevée au sein des horizons organiques. Les transformations fongiques dominent nettement au sein de l’horizon OL alors que les processus bactériens sont principalement localisés dans l’horizon A. Les résultats montrent que les processus en amont du cycle (apport d’azote, ammonification) sont favorisés au cours de la maturation des peuplements alors que les processus en aval du cycle (nitrification, dénitrification) diminuent le long de la chronoséquence. Le lessivage des nitrates varie peu le long de la chronoséquence alors que le prélèvement de l’azote minéral (surtout l’ammonium) et le lessivage de l’ammonium augmentent significativement. Nous avons également observé des corrélations significatives entre les variables morphologiques et la nitrification nette ou la teneur en nitrate au sein des horizons organiques. Certaines variables morphologiques (i. E. L’épaisseur de l’OF, le nombre de turricules de vers de terre, la structure de l’horizon A ou le pourcentage de feuilles blanchies au sein de l’horizon OLv) présentent un potentiel indicateur de production in situ d’azote minéral. Les variables morphologiques spécifiques { l’horizon OLv pourraient constituer des indicateurs robustes de production potentielle d’azote minéral. Les facteurs de contrôle. Nous n’avons pas observé de variabilité significative des retombées de litière le long de la chronoséquence alors que la vitesse de décomposition de la litière diminue durant la phase de croissance des peuplements. De plus, la vitesse de décomposition de la litière est fortement corrélée à l’épaisseur des horizons OF et OH. La chute de la vitesse de décomposition de la litière serait donc responsable du changement mull-moder observé le long de la chronoséquence, alors que la production de litière jouerait un rôle secondaire mais contribuerait à un changement hemimoder-dysmoder. La chute de la vitesse de décomposition de la litière est en partie expliquée par des changements du profil structurel et fonctionnel des communautés microbiennes du sol le long de la chronoséquence. La biomasse fongique dans l’OL diminue le long de la chronoséquence. Le ratio biomasse fongique/biomasse bactérienne au sein des horizons OF et OH augmente le long de la chronoséquence. La diversité fonctionnelle des communautés bactériennes dans les horizons organiques est plus élevée dans les peuplements âgés. Ces changements fonctionnels au sein de l’épisolum humifère pourraient être sous le contrôle de la qualité de la litière de hêtre qui varie considérablement le long de la chronoséquence. Les résultats mettent en avant deux changements majeurs de la qualité de la litière. Le premier après 15 ans de vieillissement correspond à (1) une diminution des teneurs en Mg, en hémicellulose, en cellulose, en azote dans la lignine et (2) une augmentation des teneurs en Mn, en lignine, du C/N et du lignine/N. Le second après 95 ans de vieillissement correspond { (1) une baisse de la teneur en lignine, des cations et de l’azote dans la lignine et (2) une augmentation de la cellulose et de l’azote dans l’hémicellulose. Une approche expérimentale nous a permis de tester les effets de la litière de hêtre (apport et qualité) mais également des racines de hêtre (mycorhizées ou non) sur le cycle de l’azote et les communautés microbiennes du sol. La litière de hêtre, indépendamment de sa qualité initiale, inhibe la nitrification autotrophe et favorise la communauté fongique. Les racines, mycorhizées ou non, favorisent l’ammonification potentielle et les racines mycorhizées inhibent la nitrification autotrophe.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (211 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 177-198

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  • Bibliothèque : Université de Rouen. Service commun de la documentation. Section sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 10/ROUE/S035
  • Bibliothèque : Université de Rouen. Service commun de la documentation. Section sciences site Madrillet.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 10/ROUE/S035
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  • PEB soumis à condition
  • Cote : 136 431
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