Etre roi à Pampelune, à Paris et "en son pays" : la culture de la revendication royale chez les ducs de Bretagne

par Jean-Yves Copy

Thèse de doctorat en Histoire de l'art

Sous la direction de Bruno Boerner.

Soutenue en 2010

à Rennes 2 .

  • Titre traduit

    To be king in Pamplona, Paris and "in one's country" : the culture of raoyal claims of the dukes of Brittanty


  • Résumé

    L’examen du patrimoine artistique breton révèle l’existence de signes royaux, échelonnés entre 1260 et 1514. Chercher un sens à cet ensemble, c’est s’interroger sur son homogénéité et sur ses finalités. Portent-ils tous la même signification politique ? Comment admettre le paradoxe que les souverains bretons ont été de grands féodaux du royaume de France et qu’ils ont manifesté en même temps des aspirations à l’indépendance ? Le duc de Bretagne est-il donc un roi ? Ou bien aspire t’il au titre royal ? Comment concilier l’appropriation de signes royaux et les titulatures a minima, comtale puis ducale, qui leur furent octroyées par le roi de France ? Serait-ce dans la singularité de la revendication ? Revendiquer, c’est faire comme si, c’est défier le roi dans son apparence extérieure, c’est se poser en s’opposant. La thèse, qui prend surtout appui sur l’étude de la sculpture funéraire, montre les deux champs successifs de la revendication. A l’exemple des deux premiers comtes de Dreux, leurs ancêtres, d’origine capétienne et donc de sang royal, les ducs de Bretagne Pierre Mauclerc, m. 1250, et Jean 1er, m. 1286, ne pensent qu’à un trône royal, et par-dessus tout à celui de France, un rêve grandiose traduit par des images funéraires du pays nantais et repris quatre-vingts ans plus tard par Charles de Blois. Le lignage continue à défier l’Etat. C’est alors qu’une autre symbolique d’émancipation voit le jour, fondée sur le raccordement au lignage royal breton du Haut Moyen Age, étranger au monde capétien. Descendue du ciel, la couronne royale bretonne soutient la querelle successorale entre Bretons avant d’être un moyen d’opposition au roi de France


  • Résumé

    Study of the Breton artistic heritage reveals the existence of royal signs running from 1260 to 1514. Any attempt to find their meaning involves questions about their homogeneity and purpose. Do they all bear the same political meaning? How can one account for the paradox that the Breton sovereigns were both great feudal lords of the kingdom of France, yet at the same time displayed their aspirations for independence? Was the Duke of Brittany a king therefore? Or did he aspire to royal title? How can one reconcile the appropriation of royal signs and the a minima set of titles, as Counts and Dukes, granted to them by the king of France? Is it a singular characteristic of claims? Laying claim involves acting as if, defying the king in his external appearance, positioning oneself via opposition. This thesis, based mainly on the study of funerary sculpture, shows the two successive fields of their claims. The Dukes of Brittany Pierre Mauclerc, d. 1250, and John I, d. 1286, like their ancestors the first two Counts of Dreux who were of Capetian descent and thus of royal blood, dreamt of a royal throne and above all the throne of France, a grandiose dream expressed in the funerary images in the Nantes region and taken up eighty years later by Charles of Blois. The lineage continued to defy the State. Another symbol of emancipation then appeared, based on the link to the royal Breton lineage of the High Middle Ages, and thus unconnected to the Capetian world. Having descended from heaven, the Breton royal crown sustained quarrels over succession between Bretons before becoming a means of opposition to the king of France

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Informations

  • Détails : 3 vol. (366, 288, 382 f.)
  • Notes : Thèse microfichée
  • Annexes : Bibliogr. f. 296-357 (vol. 3). Liste des tombeaux bretons et mayennais

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Rennes 2 - BU centrale (Rennes).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TR RENNES 2010/24/1

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  • Bibliothèque : Université Rennes 2 - BU centrale (Rennes).
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 2010/REN2/0012
  • Bibliothèque : Institut national d'histoire de l'art. Collections Jacques Doucet (Paris). Bibliothèque.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : MFiche 223/4162
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