Thèse soutenue

Caractérisation des déficits cognitifs attentionnels et des fonctions exécutives centrales induits par administration de faibles doses de neurotoxines MPTP chez les singes macaques : effets de thérapies agissants sur les récepteurs nicotiniques

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Auteur / Autrice : Emmanuel Decamp
Direction : Hugo Cousillas
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie
Date : Soutenance en 2007
Etablissement(s) : Rennes 1
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Vie-Agro-Santé (Rennes)
Partenaire(s) de recherche : Autre partenaire : Université européenne de Bretagne (2007-2016)

Résumé

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Le domaine du déficit cognitif de la maladie de Parkinson, a particulièrement retenu l’attention durant ces deux dernières décennies, en raison de sa prévalence et de l’échec des thérapies visant les déficits moteurs. L’objet de cette thèse est de mieux comprendre la nature de ces déficits cognitifs et d’évaluer la valeur thérapeutique potentielle des drogues nicotiniques sur la maladie, en utilisant le modèle primate de la dose chronique faible de MPTP. En utilisant différents essais/tests comportementaux, nous avons montré que les animaux soumis au CLD MPTP présentent un large déficit de l’attention et des fonctions centrales exécutives. Nous avons également démontré que les déficits attentionnels peuvent être la cause principale de déficits précédemment observés sur la mémoire de travail. Suite à ces résultats, nous avons testé la nicotine et un sous-type agoniste sélectif, en raison de leurs effets sur l’attention et sur les fonctions exécutives centrales. Les deux agonistes ont amélioré l’exécution/la réalisation/le résultat des tâches évaluant l’attention mais seul l’agoniste sous-type sélectif a amélioré le fonctionnement exécutif central. Nous avons émis l’hypothèse que cette différence dans l’exécution de la tâche, pouvait être due aux récepteurs spécifiques ciblés par l’agoniste sélectif ou par son action sur d’autres récepteurs tels que le récepteur histaminergique. Enfin, nous avons étudié les effets des thérapies dopaminergiques et nicotiniques, en travaillant sur la mémoire et l’attention. Nous nous sommes rendu compte que la thérapie dopaminergique la plus communément employé pour la population clinique (levodopa), détériorait le niveau d’exécution des primates non-humains traités au MPTP et que l’adjonction d’agents nicotiniques au Levodopa, contrecarrait les effets négatifs de la thérapie dopaminergique. Ces résultats sont en concordance avec les théories récentes qui décrivent les déficits provoqués par la dopamine, telle que celle de l’hypothèse de « l’overdose de dopamine ».