Évaluation de la technique d’aération afin de traiter les effluents d’élevage

par Colin Harold Burton

Thèse de doctorat en Chimie

Sous la direction de José Martinez.

Soutenue en 2010

à Rennes 1 .


  • Résumé

    L'oxydation convertit en effet la majeure partie des composés responsables des odeurs nauséabondes en sous-produits non odoriférants tels que le dioxyde de carbone et l'eau. Le stockage de l'effluent pendant plusieurs semaines nécessite un traitement d'une durée minimale de 5 à 6 jours. Le traitement aérobie permet l'élimination totale de la teneur en DBO5 grâce à un apport spécifique en oxygène. L’aération est la seule option qui permet d’éliminer l’ammoniac sous forme de N2 grâce à l'alternance de phases aérobies et anoxiques mais le mécanisme de nitrification/dénitrification peut entraîner des émissions importantes de N2O, gaz associé à l’effet de serre et à la destruction de la couche d’ozone. Le N2O peut aussi être libéré lorsque la nitrification est incomplète ou lorsque le temps de séjour est inférieur à 3 jours ce qui limite la multiplication des bactéries nitrifiantes autotrophes à croissance lente (à l'exemple de Nitrosomonas). Le traitement aérobie facilite la décantation et ainsi l'élimination du phosphore et des métaux lourds insolubles. L'aération reste une filière de traitement marginale pour les effluents d'élevage, en raison principalement de son coût. Elle est pourtant particulièrement intéressante lorsque l'objectif est de réduire la charge organique ou la teneur en azote des effluents. Lorsque l'objectif est clairement identifié, il est possible de comparer plusieurs systèmes entre eux (ou plusieurs façons de gérer un même système) et donc d'optimiser la filière.

  • Titre traduit

    Evaluation of the scope of aeration as a means to treat livestock wastes


  • Résumé

    An aerobic environment removes the smell by an oxidation process which converts compounds responsible for the foul quality into harmless products such as carbon dioxide and water. To stabilise the effluent, so that it remains free of activity (or smell) during storage requires a treatment lasting 6 days. The implication here is a total removal of the BOD5 content which equates to the addition of minimal volumes of oxygen irrespective of the means of aeration. Aeration is the only method to remove ammonia without harmful consequence: the nitrogen is released in the form of di-nitrogen gas (N2). However, the nitrification mechanism (followed by an anoxic phase) can lead to large emissions of N2O, a major pollutant that is linked to global warming and, in addition, the breakdown of the ozone layer in the stratosphere. It is also emitted during incomplete nitrification and possible by a third mechanism, when the treatment time is less than 3 days (inhibiting the activity of the slow growing autotrophic nitrosomonas, the bacteria responsible for nitrification). Aerobic treatment enables easier sedimentation and thus the removal of phosphorous and insoluble heavy metals. The main drawback of the technology is the implied cost which can not be reduced below a certain minimum for a given duty. The establishment of a precise treatment objective is often possible in terms of the reduction of the concentration of a given component such as the organic load or nitrogen concentration. This allows an objective comparison between several systems (or several means of operating the same system) and thus optimisation.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (pagination multiple)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Rennes I. Service commun de la documentation. Section sciences et philosophie.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TA RENNES 2010/58
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.