Mécanismes hormonaux impliqués dans la phénologie de la reproduction chez les oiseaux marins polaires

par Aurélie Goutte

Thèse de doctorat en Biologie de l'environnement, des populations, écologie. Ecophysiologie évolutive

Sous la direction de Olivier Chastel et de Henri Weimerskirch.

Soutenue en 2010

à Poitiers .


  • Résumé

    Breeding at the right time is a key-component of fitness, and requires flexible responses to environmental conditions and physiological state. However, the proximate mechanisms underlying this pattern remain poorly understood. This doctoral research aims to explore the hormonal mechanisms that mediate the onset of egg-laying in two polar seabirds, the blacklegged kittiwake and the snow petrel. First of all, a food-related stress during the pre-laying period allowed us to associate a late-breeding year with high levels of corticosterone (stress hormone) and with low levels of LH (luteinizing hormone that triggers reproduction). Moreover, an experimentally delayed breeding promoted an accentuated stress response, a decline of parental effort, and a high reproductive failure. Descriptive and experimental approaches supported the role of corticosterone in the individual adjustment of egg-laying dates and in the non-breeding decision, through the inhibition of LH release. However, this functional action of corticosterone differed between sex and between species. At last, we investigated the effects of age (7-45 years old) and senescence on the dynamics of corticosterone and LH, since very young and very old birds did not breed or bred late in the season. We discussed the possible hormonal orchestration of reproductive henology, as an interaction between environmental stress and individual state, in the theoretical framework of evolutionary strategies.

  • Titre traduit

    Hormonal mechanisms underlying the timing of breeding in polar seabirds


  • Résumé

    La phénologie de la reproduction a des conséquences majeures sur la valeur sélective, et témoigne de la flexibilité des individus à répondre aux conditions environnementales, en fonction de leur état physiologique. Les mécanismes proximaux sous-jacents restent cependant très peu connus. Ce doctorat vise à explorer les processus hormonaux impliqués dans l'ajustement de la date de ponte chez deux oiseaux marins polaires, la mouette tridactyle et le pétrel des neiges. Dans un premier temps, une contrainte nutritionnelle en période prénuptiale nous a permis d'associer une année tardive à une élévation des taux de corticostérone (hormone de stress) et à une diminution des taux de LH (hormone lutéinisante, déclencheur principal de la reproduction). Par ailleurs, un retard expérimental de la reproduction provoque une sensibilité accrue au stress, un déclin de la motivation parentale et un échec reproducteur. Grâce à des approches descriptives et expérimentales, nous avons ensuite pu identifier le rôle de la corticostérone sur l'ajustement individuel des dates de ponte et sur l'abstention de la reproduction, via l'inhibition de la sécrétion de LH. Ce mode d'action fonctionnelle est toutefois à nuancer entre mâles et femelles et entre espèces étudiées. Enfin, sachant que les très jeunes et les très vieux oiseaux pondent tard dans la saison, voire s'abstiennent de se reproduire, nous avons décrit les effets de l’âge (7-45 ans) et de la sénescence sur la dynamique de la corticostérone et de la LH. À la lumière de ces résultats, nous discutons de la possible orchestration hormonale de la phénologie, au carrefour entre le stress environnemental et l’état individuel, dans le cadre théorique des stratégies évolutives.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (193 p.)
  • Annexes : Bibliogr. 212 réf.

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