Mettre l'espace en commun : recherche sur la coprésence dans les lieux-mouvement du métro. Le complexe d'échanges de la Défense

par Théo Fort-Jacques

Thèse de doctorat en Géographie

Sous la direction de Vincent Berdoulay.

Soutenue en 2010

à Pau .


  • Résumé

    À la fois victime exemplaire des recompositions urbaines contemporaines et sauveur ultime face aux tendances en cours, l’espace public peut être considéré comme une utopie. Ainsi conçu, il constitue certes un potentiel pour l’action. Mais, parce qu’il suppose une vision vertueuse de la coprésence, il ne permet pas de se saisir du problème géographique qui se pose dès lors que les individus doivent mettre l’espace en commun dans les situations ordinaires de la vie quotidienne. Ce travail de recherche entreprend l’étude des agencements géographiques mobilisés par les individus pour négocier la coprésence, abordée ici comme une épreuve. Ce problème est d’autant plus manifeste dans les situations de déplacement, telles qu’elles adviennent dans les lieux-mouvement, espaces produits par la mobilité. Le cas du complexe d’échanges de la Défense retient plus particulièrement notre attention dans la mesure où son réaménagement récent traduit la prise en compte de la coprésence par la RATP à travers l’idée d’espace public. Si nous nous intéressons de façon privilégiée à la dimension spatiale des interactions constitutives de la vie quotidienne – par exemple : comment gérer la promiscuité dans une rame de métro aux heures de pointe ? – les individus que nous interrogeons à la faveur d’entretiens sous forme de parcours commentés sont amenés à produire des descriptions et des justifications de leur pratique du déplacement. Incidemment, ils évoquent les enjeux pratiques et politiques de la mise en commun, en ayant recours notamment au registre du mythe pour éclairer leurs récits.

  • Titre traduit

    Sharing space : research on the copresence in mobility-places of subway. Interchange station of la Defense (Paris)


  • Résumé

    Both exemplary victim of the urban contemporary reorganizations and ultimate saviour from this current trends, the public space may be thought as a utopia. In this way, it appears certainly as a potential for action. It involves a virtuous vision of the copresence. Therefore it isn’t relevant to analyse the geographical problem which arises as the individuals have to share space in the common situations of everyday life. This research consists in a study of the geographical layouts mobilized by the individuals to negotiate the copresence, considered as a « test ». This problem is obvious in the situations of movement, such as they happen in mobility-places, which are spaces produced by the mobility. The case of the interchange station of la Defense (Paris) attracts our attention. Indeed its recent reorganization highlights how the idea of public space nourrishes the RATP’s (Paris public transport system) consideration of the copresence. We are especially interested in the spatial dimension of the interactions of everyday life - for example: how to negotiate the crowding in a subway train in the rush hours? More over, the individuals whom we interview by « commented routes » are brought to describe and justify their practice of mobility. By this way, they evoke the practical and the political stakes of the sharing space.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (357 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 317-339

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  • Bibliothèque : Université de Pau et des Pays de l'Adour. Service Commun de la Documentation. Section Lettres.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : ULT 1165
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