La "guerre de l'information", un concept pertinent pour les Sciences de l'information et de la communication ?

par Olivier Koch

Thèse de doctorat en Sciences de l'information et de la communication

Sous la direction de Roger Delbarre.

Soutenue en 2010

à Paris 13 .


  • Résumé

    Dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler les « société connexionnistes », et à travers la transnationalisation des flux de l’information, la nature et les logiques des conflits ont profondément changé. En effet, les guerres ne sont plus circonscrites dans les limites d’un champ de bataille. Ce qui en est dit traverse les frontières nationales, et les conséquences de ces discours résonnent dans le lointain. Ce déracinement et ce redéploiement des dimensions sémantiques des guerres engagent un rapport singulier à l’ennemi. Du lien social se crée à travers des dispositifs de communication médiatisée internationale, dans l’antipathie à distance. Penser ce lien implique de dépasser les négativités du conflit pour évaluer, comme a pu le faire Simmel, ce qui unit et ce qui se produit dans la belligérance. L’objectif de ce travail de recherche est de pourvoir le champ des Sciences de l’Information et la Communication d’un concept opératoire pour penser et analyser ce nouvel ordre relationnel du conflit. Aussi s’agit-il de fonder le concept de « guerre de l’information » et de déterminer en quoi son opérativité peut permettre de concevoir une forme d’unité sociale dans la conflictualité, non seulement dans les cercles de l’alliance, mais aussi dans le rapport à l’ennemi. Et dans ce rapport entre guerre et communication, il importe d’appréhender ce qui se produit dans la « guerre de l’information », c’est-à-dire d’évaluer la performativité de la relation sociale de conflit dans la communication médiatisée. Cependant, le concept que ce travail de recherche entend fonder doit être opératoire pour les différentes classes d’acteurs des relations internationales et transnationales. Dans ce but, les trois terrains qui ont été sélectionnés articulent, chaque fois, les dimensions de l’international, du mondial et du communautaire. Cette articulation est analysée à travers trois stratégies de communication : celle d’un réseau de think tanks étasuniens lié à l’État d’Israël et très engagé dans la « guerre contre le terrorisme », celle de deux médias communautaires français (la Télévision Française Juive, et le site d’information Procheorient. Info) et, enfin, celle de la télévision al-Manâr, liée au Hezbollah libanais, notamment sur la lutte armée de ce parti contre Israël.

  • Titre traduit

    The information warfare, an effective concept for information and communication sciences


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Informations

  • Détails : 1 vol. (444 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 423-444

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris 13 (Villetaneuse, Seine-Saint-Denis). Bibliothèque universitaire. Section Droit/Lettres.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TH 2010 064
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