La contribution des liens sociaux aux inégalités de santé en France

par Zoë Heritage

Thèse de doctorat en Démographie ; Sociologie

Sous la direction de Alain Jourdain et de Richard Gerald Wilkinson.

Soutenue le 29-11-2010

à Paris 10 en cotutelle avec l'University of Nottingham , dans le cadre de Ecole doctorale Economie, organisations, société (Nanterre) .


  • Résumé

    Les inégalités de santé, qu’elles soient liées au niveau du revenu ou à d’autres indicateurs du statut social ont été identifiées en France comme dans la plupart des pays développés. Un gradient de santé est généralement observé. Un lien entre l’existence de relations sociales étroites et un bon niveau de santé a été identifié tant au niveau individuel qu’au niveau agrégé. L’analyse des données d’une étude transversale d’un échantillon représentatif de la population française, complétée par une étude écologique à l’échelon départemental a permis de mettre en évidence des inégalités sociales de santé. Un niveau faible de santé était plus fréquemment déclaré par les individus les plus défavorisés, que ce soit du point de vue du niveau de revenu, du niveau d’éducation ou de l’appartenance à une catégorie socioprofessionnelle. A l’échelon départemental, la mortalité était positivement associée avec la proportion de travailleurs manuels. Les personnes ayant peu de relations sociales déclaraient des niveaux de santé comparativement bas une fois pris en compte les différences de structure d’âge et le niveau socioéconomique. Cette corrélation semblait un peu plus marquée chez les hommes. Certains résultats suggèrent que les liens sociaux sont plus fortement associés au niveau de santé parmi les personnes à faibles revenus comparées à celles financièrement plus aisées.

  • Titre traduit

    Investigating the contribution of social ties to health inequalities in France


  • Résumé

    Health inequalities, linked to differences in income or other social status indicators have been identified in France as has occurred for most developed countries. Generally a health gradient is observed. Close social relationships have been associated with good health both at individual and area levels.Investigations using a cross-sectional general population survey complimented by an ecological study at the French departmental level found evidence of social health inequalities. Less than good self-rated health was more likely to be reported people in the lower income, education and professional groups compared to those higher up the social gradient. Departmental mortality was associated to the proportion of manual workers living in the department. People with less social ties reported poorer health after adjusting for age and socioeconomic status. This effect appeared to be slightly more important for men. There was some evidence that social ties may be more important for the health of people on a low income compared to their wealthier counterparts.


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