Les cités étrusques et le monde grec à la période classique, topographie et institutions

par Claire Joncheray

Thèse de doctorat en Histoire et archéologie des mondes anciens

Sous la direction de Agnès Rouveret et de Giuseppe Sassatelli.

Le président du jury était Olivier de Cazanove.

Le jury était composé de Agnès Rouveret, Giuseppe Sassatelli, Olivier de Cazanove, Angela Pontrandolfo Greco.

Les rapporteurs étaient Angela Pontrandolfo Greco.


  • Résumé

    Le recensement des données archéologiques et des textes littéraires grecs, du milieu du vie au milieu du ive siècle av. J.-C., a permis d’étudier l’architecture des cités étrusques : le maillage urbain, les monuments et le rapport de la cité avec son territoire ont été comparés aux connaissances du monde grec voisin souvent pris comme modèle dans les interprétations actuelles, comparaison analysée et parfois contestée. L’absence de grande place et de structures adaptées aux rassemblements s’explique par des besoins institutionnels différents : un bilan sur les magistratures et sur la structure de la société étrusque permet d’identifier ces besoins tels que l’accueil des clients ou le respect de règles religieuses strictes. Une étude du rôle des trompettes, au sein des insignes du pouvoir, permet également de mesurer le statut militaire de l’autorité des magistrats et confirme une cohésion sociale de la cité. La distinction entre les lieux publics, indicateurs de la conscience des communautés urbaines à former un tout unitaire, et l’espace public, où s’exprime le politique, tend à conclure à un éclatement des lieux de pouvoir. Des espaces alternatifs comme les cours des maisons ou les espaces vides dans les sanctuaires peuvent se doter d’une certaine fonction politique.


  • Résumé

    The architecture of Etruscan city-states is investigated by reviewing existing archeological data and Greek literary sources ranging from the the mid-6th to the mid-4th century B.C. We then proceed to compare Etruscan and Greek city-states in terms of urban network, monumental construction or the relation between cities and their surrounding territories. Since recent interpretations tend to rely on a comparison with Greek city-states, a discussion and critical examination of this model is provided. It is argued that the absence in Etruscan city-states of urban squares and structures capable of hosting large gatherings can be explained by differing institutional needs and requirements, such as the adherence to strict religious rules, or the reception of clients by patrons. These distinctive factors are identified by assessing the structure of Etruscan society and by examining Etruscan magistracies. An examination of the role of trumpets among symbols of power is also developed in order to ascertain the military nature of the authority bestowed on Etruscan magistrates, as well as the strong social fabric of Etruscan city-states.By drawing on the distinction between urban public places, indicative of the consciousness of a urban community of forming a unitary whole, and urban public space, of a more specifically political significance, we arrive at the conclusion that a fragmentation of the latter into multiple places of power can be observed in Etruscan city-states. Finally, it is shown that such alternative spaces as the inner courts of private houses or the free spaces in sanctuaries can also be given a certain political status.

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