Penser la politique depuis la non-politique : une réflexion sur la philosophie politique occidentale

par Chien-Chang Lee

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de François Laruelle.

Soutenue en 2010

à Paris 10 .


  • Résumé

    Nous tentons de repenser la tradition de la philosophie politique occidentale par la notion de « non-politique ». Selon nous, ce concept est toujours présent dans la philosophie politique. Les « Idéalités Universels » chez les Anciens, l’« état de nature » chez les Modernes, la « bête blonde » chez Nietzsche, la « structure pulsionnelle de l’être humain » chez Freud, la « phrase égalitaire » chez Jacques Rancière, l’« être-en-commun » chez Jean-LucNancy et l’« Un » chez François Laruelle. Prise de ce point de vue, l’histoire occidentale est une histoire de « penser la politique depuis la non-politique ». Premièrement, nous essayons de montrer que les Anciens et les Modernes tentent d’utiliser cette formule sous le primat de politique. Chez eux, « penser la politique depuis la non-politique » est lui-même un programme politique. Deuxièmement, à travers des exemples de Nietzsche et de Freud, nous constatons que, d’une part, il y a une différence irréductible entre la politique et la non-politique, mais d’autre part, il y a aussi une mise en rapport immédiate entre ces deux tendances antinomiques. À partir des trois philosophes français contemporains, la notion de non-politique devient à la fois une « hétérogénéité » et une « condition de possibilité » de la politique. Ils cherchent à montrer que la politique est déterminée en dernière analyse par la non-politique. Mais c’est dans la non-philosophie que l’idée de non-politique est pensée comme telle et sans un redoublement de l’opération philosophique. La non-politique est l’individu fini qui est non seulement hors de circuit de « politique/non-politique », mais il le détermine en dernière instance.

  • Titre traduit

    Think the politics from the non-politics : a reflection of western political philosophy


  • Résumé

    We attempt to rethink the western tradition of political philosophy by the concept of “ non-politics”. We think that this concept is always present in the political philosophy. The “Ideals Universals” in the Greek thinkers, the “state of nature” in the modern thinkers, the “ golden fauve” in Nietzsche, the structure of impulse of human being in Freud, the “phrase of equality” in Jacques Rancière, the “being-as-common” in Jean-Luc Nancy, the “One” in François Laruelle. From this point of view, the western history is a history oh “think the politics from the non-politics”. For the first, we try to show that the Greek and modern thinkers attempt to use this formula under the primacy of politics. For them, “think the politics from the non-politics” is also a political project. Secondly, by the example of Nietzsche et Freud, we notice that, in the one hand, there is a invincible difference between the politics et the non-politics and in the other hand, there is a immediate relation between these two antinomic tendency. From the three contemporary French philosophers, the notion of “non-politics” become a “heterogeneity” and a “condition of possibility” at the same time. They try to show that the politics is determined by the non-politics. Il is in the non-philosophy that the concept of non-politics is thought as such and without a philosophic operation of reduplication. The non-politics is the essence of individual. Although, it is out oh the mix between the “politics/non-politics”, it can determine this mix.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (325 f.)
  • Annexes : Bibliogr., 127 réf.

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  • Bibliothèque : Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T10PA100035
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