Les associations face à récurrence de l'exclusion

par Olivier Gajac

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Michel Liu.

Soutenue en 2010

à l'Université Paris-Dauphine .


  • Résumé

    Cette recherche s'intéresse au triptyque associations/exclus/pouvoirs politiques et tout particulièrement à la place et aux rôles des associations face à la récurrence de l'exclusion en France sachant qu'elles ont été investies depuis 40 ans de prérogatives institutionnelles pour y faire face. Les dix années étudiées prennent en compte la mise en place de la loi de lutte contre l'exclusion du 29 juillet 1998, le plan de cohésion de 2005 et l'entrée en vigueur du R. S. A en 2009. Les investigations englobent plusieurs terrains d'études (Poitou-Charentes en 2000, Île-de-France en 2001, Haute-Normandie en 2002-2006) dont certains ont été revisités, en 2007 en parallèle à un nouveau terrain, l'Aquitaine. Les 61 associations qui ont été approchées relèvent des secteurs de l'I. A. E, de l'action sociale et médico-sociale et de l'influence sociale. Les enseignements de cette recherche sont de trois ordres. Tout d'abord, les difficultés sociales et professionnelles confirment la tendance que celles-ci sont une réelle contrainte pour les personnes à retourner dans des situations dites « normales ». Ensuite, les logiques d'actions des associations sont à des degrés divers contraintes institutionnellement à adopter des logiques dominantes et légitimisées dont les finalités délaissent certaines demandes sociales. Enfin, le modèle politique et économique des associations est contraint idéologiquement pour servir les intérêts de la puissance publique et de l'économie libérale. L'association s'éloigne donc de sa fonction démocratique et d'acteur à part entière au sein de la société et ne remet pas en cause une société productrice d'inégalités et de précarités

  • Titre traduit

    ˜The œassociations confronted to the recurrence of the exclusion


  • Résumé

    This research focuses on the triad formed by associations, the excluded and the political power; more particularly, it focuses on the place and roles of associations confronting the recurrence of exclusion in France and knowing that they have been invested with institutional prerogatives to cope with this phenomenon for 40 years. Our research bears on a period of ten years and takes into account the application of the 1998 law on the struggle against exclusion, the 2005 plan of cohesion and the coming into force of the R. S. A. Measure in 2009. Our investigations include several fields studies (Poitou-Charentes 2000, Île-de-France 2001, Haute-Normandie 2002-2006), some places of which had been revisited in 2007 in parallel to a new field, the Aquitaine region. The sixty one associations contacted are situated in the sectors of I. A. E. , social and medico-social action and social influence. The results of our research supports three main conclusions. Firstly, the social and professional difficulties confirm the tendency that these do exert a constraint on persons who want to return to a situation considered “normal”. Secondly, the associations logics of action are to various degrees institutionally constrained to adopt dominant and legitimated logics whose finalities neglect certain social demands. Finally, the associations political and economic model is ideologically constrained to serve the interests of political powers and liberal economy. The association therefore moves away from its democratic function and its position as a full-fledged actor in society and fails to question a society which produces inequalities and precariousnesses

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Informations

  • Détails : 1 vol. (404 p.)
  • Annexes : bibliogr. 513 ref.

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