Les risques de bilan bancaires dans le canal étroit du crédit : micro-fondements de la transmission de la politique monétaire et illustration par le comportement des banques au Brésil

par Julio Ramos-Tallada

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Joël Métais.

Soutenue en 2010

à l'Université Paris-Dauphine .


  • Résumé

    La capacité de la politique monétaire à provoquer des déplacements de l’offre de prêts bancaires est la condition la plus controversée de la transmission via le canal étroit. Cette thèse analyse comment la gestion des principaux risques de bilan affecte les choix des banques confrontées à un choc monétaire. Le courant dominant avance une logique de précaution : la transmission est amplifiée par des contraintes de liquidité, résultant des frictions sur les marchés de capitaux. Or, nous montrons que certaines imperfections tendent à atténuer la réponse des banques à un choc aléatoire sur leur base de dépôts. Nous proposons ensuite une approche basée sur l’optimisation conjointe des risques de crédit, de marché et de taux d’intérêt. Ce motif de diversification gouverne la réponse des banques aux impulsions monétaires même lorsque leur risque de liquidité est faible. Le cas du Brésil en est une bonne illustration. Les crises monétaires passées ont façonné les structures financières : les banques émettent une ample gamme de substituts de la monnaie et détiennent une proportion élevée de titres/crédit. Dans ce cas de figure, nos résultats suggèrent qu’une réduction de la volatilité des taux courts et un allongement des maturités des titres peuvent améliorer l’efficacité de la transmission

  • Titre traduit

    ˜The œbank balance-sheet risks in the narrow credit channel : micro-foundations of the monetary policy transmission and an illustration through banks’ behaviour in Brazil


  • Résumé

    La capacité de la politique monétaire à provoquer des déplacements de l’offre de prêts bancaires est la condition la plus controversée de la transmission via le canal étroit. Cette thèse analyse comment la gestion des principaux risques de bilan affecte les choix des banques confrontées à un choc monétaire. Le courant dominant avance une logique de précaution : la transmission est amplifiée par des contraintes de liquidité, résultant des frictions sur les marchés de capitaux. Or, nous montrons que certaines imperfections tendent à atténuer la réponse des banques à un choc aléatoire sur leur base de dépôts. Nous proposons ensuite une approche basée sur l’optimisation conjointe des risques de crédit, de marché et de taux d’intérêt. Ce motif de diversification gouverne la réponse des banques aux impulsions monétaires même lorsque leur risque de liquidité est faible. Le cas du Brésil en est une bonne illustration. Les crises monétaires passées ont façonné les structures financières : les banques émettent une ample gamme de substituts de la monnaie et détiennent une proportion élevée de titres/crédit. Dans ce cas de figure, nos résultats suggèrent qu’une réduction de la volatilité des taux courts et un allongement des maturités des titres peuvent améliorer l’efficacité de la transmission

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  • Détails : 1 vol. (643 p.)
  • Annexes : bibliogr. 260 ref.

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