L'électro-jazz européen : (influences, diversités, et cristallisation d'un style)

par Jean-Michel Saint-Paul

Thèse de doctorat en Musique

Sous la direction de Anne Sedes.

Soutenue en 2010

à Paris 8 .


  • Résumé

    Ce travail tente de caractériser l'électro-jazz en tant que style musical, ayant émergé dans les années 90. On y traite des influences musicales, aussi bien issues des recherches de Miles Davis, du funk de Herbie Hancock, du style de Pat Metheny ou encore de celui de Terje Rypdal. Lié à l'orientation artistique et commerciale du label ECM. , l'électro jazz se caractérise sur le plan esthétique par des atmosphères aériennes, souvent suggérées par la création graphique des pochettes de disques. Sur le terrain européen et scandinave, ECM aura contribue�� à un répertoire de l'électro-jazz particulièrement innovant sur le plan esthétique dans le mariage entre les éléments musicaux acoustiques et électroniques, intégrant les trames rythmiques issues du dancefloor, et incorporant des motifs mélodico-rythmiques des musiques populaires électroniques, qui lui ont été contemporaines. Le style de l'électro-jazz a été perçu comme rafraîchissant dans le milieu jazzistique, quoique de nos jours, quelque peu épuisé. Dans l'hypothèse d'un renouvellement stylistique, sinon d'une mutation, on s'intéressera aux travaux, entre autres, de Georges Lewis, ainsi que de Steve Coleman, qui, dès la fin des années 80, proposent une alternative quant aux relations entre les improvisateurs, le matériau instrumental et l'électronique. En effet, ces jazzmen ont mis en avant la rencontre avec un dispositif informatique interactif. La diffusion de ce jazz reste cependant confidentielle, visant une communauté restreinte et ne rentrant pas encore dans une logique commerciale. La rencontre entre le langage jazzistique et un dispositif interactif semble néanmoins être une ouverture intéressante pour le jazz électronique futur.


  • Résumé

    This work tries to characterize the electro-jazz as a musical style, which has emerged in the middle of the nineties. We analyze a wide range of musical influences coming from Miles Davis, Herbie Hancock’s funk, Pat Metheny or Terje Rypdal. Linked to the artistic and commercial orientation of the ECM label, the electro-jazz presents aerial atmospheres, often suggested by the graphics on the cover discs. In Europe and Scandinavian countries, ECM has contributed to a particular and innovative repertoire for the electro-jazz on an aesthetical aspect. The label has mixed acoustic and electrical musical elements, by integrating melodico-rhythmical motives from contemporary electronic popular musics. Electro-jazz style has been perceived as a new refreshing music for jazz, but nowadays much less. In the hypothesis of an aesthetical renewal, or a mutation, we will focus on George Lewis and Steve Coleman works, who since the beginning of the eighties have proposed an alternative way for relationships between improvisers, the instrumental material and the electronic. Those jazzmen have shown an interest towards the encounter with an interactive computer system. The diffusion of this jazz is still confidential, and this music is heard by a little community. It does not follow a commercial prospect. The mix between jazz language and an interactive system seems to be an interesting new way for the future electronic jazz.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (495 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 388-400. Discogr. f.400-411. Index

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  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
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  • Cote : TH 2960
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