Cultiver son jardin, s'inscrire dans la ville : approche anthropologique des community gardens de New York City

par Sandrine Baudry

Thèse de doctorat en Études anglophones

Sous la direction de Catherine Collomp et de Bernadette Lizet.

Soutenue en 2010

à Paris 7 .


  • Résumé

    Dans les années 1970, alors que la Ville de New York faisait face à une grave crise économique et sociale, des citadins ont entrepris d'investir le tissu urbain en transformant des terrains vagues en jardins collectifs. Après avoir accueilli favorablement ces initiatives grassroot qui palliaient des carences en espaces verts et participaient à la vie des quartiers, la municipalité a cherché à les éliminer dans les années 1990, lorsque la relance économique les a fait apparaître comme un usage peu rentable du territoire. Usant de tactiques fortement médiatiques et théâtrales, les jardiniers ont réussi à protéger provisoirement une grande partie des community gardens, mais leur sort demeure aujourd'hui incertain. L'étude de l'histoire de ces jardins inscrits dans une tradition politique d'intervention par la base, ainsi que l'analyse ethnographique de quatre de ces espaces, permettent de développer un point de vue à plusieurs échelles sur un mouvement né d'initiatives ultralocales, mais dont seule la mise en réseau à l'échelle de la métropole permet de justifier l'existence à long terme. La question se pose aujourd'hui de la manière dont ces pratiques citoyennes peuvent être intégrées à l'aménagement urbain dans la perspective des politiques de ville durable, tout en ne perdant rien de leur richesse et de leur diversité.


  • Résumé

    In the 1970s, while the City of New York was facing a serious social and economic crisis, some residents took it upon themselves to invest the urban fabric by tuming vacant lots into collective gardens. The city government first encouraged such grassroot initiatives, since they compensated for the lack of open space as well as participated in the life of the neighbourhoods, but it tried to eliminate them in the 1990s, when the crisis started to ebb, making these gardens appear as unprofitable uses of expensive land. The gardeners managed, through the use of media and theatrical résistance, to protect many community gardens temporarily, but their fate is still in the balance today. By studying the history of these gardens as part of a political tradition of community action, and by analyzing four of them through ethnographic observations, it is possible to examine the movement at various levels of interaction; this multi-scalar approach is indispensable because community gardens are very local initiatives but can only justify their long-term existence by establishing city-wide and larger networks. The issue today is to incorporate these community initiatives into city planning in the context of efforts towards urban sustainability, while protecting their diversity.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (474 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 579 réf.

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  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : TL (2010) 083
  • Bibliothèque : Musée de l'homme. Bibliothèque spécialisée.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : EBIO M 1986

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  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (Paris).
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MC 12483
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