La nuit carcérale : souffrir et éviter la souffrance en prison, le cas français (1944-1981)

par Maxime Boucher

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de André Gueslin.

Soutenue en 2010

à Paris 7 .

  • Titre traduit

    ˜The œprison night. Suffer and avoid the suffering in jail, the french exampte (1944-1981)


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  • Résumé

    De tout temps, l'institution carcérale imprime des souffrances aux prisonniers (privation de liberté, solitude, castration sexuelle. . . ). À ces fondements douloureux de l'enfermement s'ajoutent contextueltement des souffrances supplémentaires nées des carences (vétusté, surpopulation, alimentation. . . ) et des violences (cellules de punition, « prévôts », travail pénal. . . ). Depuis la Libération, de nombreuses réformes pénitentiaires plus ou moins profondes se sont succédé afin de limiter ces souffrances et d'humaniser la prison française. Les limites réformistes se sont rapidement mises en évidence, soutenues par de profondes limites budgétaires. Les tentatives institutionnelles ne sont pourtant pas les seules à vouloir limiter ou éviter les souffrances. Les prisonniers font preuve de nombreuses ressources individuelles ou collectives dans cette voie. Le corps en tant que première interface dévoile une grande partie de ces stratégies d'évitement. Du tatouage à i'automutilation jusqu'à la grève de la faim, le corps prisonnier constitue un vaste champ d'étude. Recherche identitaire, renaissance, appel à l'aide, protestation, les sens de ces stratégies ouvrent des perspectives complexes. La souffrance côtoie intimement la violence. Le déchaînement collectif mutin en est l'un des exemples les plus évidents. Le but ultime de J'évitement des souffrances carcérales demeure alors l'envie de quitter définitivement la prison incarné par l'espoir de l'évasion ou le désespoir du suicide. Subir la souffrance n'est donc pas forcément une fatalité en prison, mais cela implique paradoxalement souvent de nouvelles souffrances. . .

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Informations

  • Détails : 1 vol. (598 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 633 ref.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : TL (2010) 006

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  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (Paris).
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MC 12202
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