Etude génétique de Tecia solanivora (Povolny 1973)

par Magally Torres-Leguizamon

Thèse de doctorat en Diversité du vivant

Sous la direction de Jean-François Silvain.

Soutenue en 2010

à Paris 6 .


  • Résumé

    Tecia solanivora est un lépidoptère de la famille des Gelechiidae dont la chenille parasite les tubercules de la pomme de terre, Solanum tuberosum. T. Solanivora est considérée comme une espèce invasive d’important impact économique. Elle est présente en Amérique Centrale et du Sud, mais également aux Iles Canaries. Des données historiques existent et ont permis d’élaborer des hypothèses relatives à son aire d’origine et à ses routes d’invasions. T. Solanivora serait originaire d’Amérique Centrale et se serait propagée au Venezuela via des importations de semences puis aurait envahie l��Amérique du Sud de proche en proche. Les populations des Iles Canaries pourraient être issues d’une importation illégale en provenance du Venezuela. Les objectifs de cette thèse étaient d’utiliser des outils et des concepts de génétique des populations afin de (i) définir précisément l’aire d’origine de l’espèce, (ii) de proposer un scénario d’invasion de l’espèce (iii) estimer les changements intervenus dans la diversité génétique de l’espèce tout au long du processus invasif et enfin, (iv) de confronter les données génétiques obtenues aux données historiques compilées. Pour répondre à ces objectifs nous avons échantillonné des populations au Guatemala, Costa Rica, Venezuela, Colombie, Equateur et aux Iles Canaries. Dans un premier temps, nous avons utilisé un marqueur mitochondrial correspondant à une séquence partielle du gène codant pour le Cytochrome b. Cependant, plusieurs études ayant montré une réduction très importante de la variabilité génétique des populations invasives au niveau des marqueurs mitochondriaux, nous avons décidé de développer des marqueurs microsatellites. En dépit de la difficulté de développer et d’utiliser des marqueurs microsatellites chez les Lépidoptères, nous avons obtenu 9 locus à l’équilibre d’Hardy-Weinberg et sans allèles nuls. La forte variabilité génétique au sein du marqueur « cyt b » dans les populations du Guatemala comparativement aux autres, notamment en Amérique centrale, confirme que le Guatemala est bien la zone d’origine de l’espèce. L’utilisation des marqueurs nucléaires et mitochondrial a permis de caractériser une réduction de la diversité génétique de l’espèce lors du processus invasif. L’utilisation d’analyses bayesiennes novatrices a permis de comparer différents scénarii d’introduction de l’espèce. Ces analyses, ainsi que des analyses statistiques classiques, contredisent partiellement le scénario d’invasion établi initialement à partir des données historiques. Consécutivement, nous faisont l’hypothèse dans cette thèse que T. Solanivora a d’abord envahi le Costa Rica à partir de populations du Guatemala, puis, que des évènements d’introductions indépendants et successifs à partir du Costa Rica ont été à l’origine de l’invasion du Venezuela, de la Colombie, de l’Equateur et des Iles Canaries. Notre étude montre que l’utilisation conjointe de différents types de marqueurs moléculaires et de nouvelles approches analytiques permet de tester, préciser et, éventuellement contredire, des scénarios d’invasion basés sur le seul recueil de données évènementielles

  • Titre traduit

    Genetic study of Tecia solanivora (Povolny 1973)


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Informations

  • Détails : 1 vol. (187 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 157-182. 204 réf. bibliogr.

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  • Bibliothèque : Université Pierre et Marie Curie. Bibliothèque Universitaire Pierre et Marie Curie. Section Biologie-Chimie-Physique Recherche.
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  • Cote : T Paris 6 2010 97
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