Lecture et interprétation du Théâtre d'Ippolito Nievo : « I Beffeggiatori » et les fragments dramatiques

par Flavia Crisanti

Thèse de doctorat en Littérature et culture italiennes

Sous la direction de Andrea Fabiano et de Piermario Vescovo.

Le jury était composé de Andrea Fabiano, Piermario Vescovo, Myriam Tanant, Cesare De Michelis.

Les rapporteurs étaient Myriam Tanant, Cesare De Michelis.


  • Résumé

    À l'exception de Le Confessioni di un italiano, le roman le plus célèbre d'Ippolito Nievo (1831-1861), - et d'une partie de sa production poétique – Le poesie garibaldine- , les œuvres de Nievo sont encore, en grande partie, étudies selon l'image du début du XXe siècle fixée par Dino Mantovani. Le premier biographe de Nievo a voulu relever dans ses œuvres une dimension poétique et esthétique liée au Romantisme, auxquelles s'ajoute un arrière fond politique. Cet portrait a marqué la tendance de la critique italienne à lire et relire Nievo comme l'écrivain qui a donné les plus belles pages de la littérature du Risorgimento, mais, en même temps, qui n'a jamais eu une propre et véritable dimension intellectuelle. Mais, depuis le lancement de l'Edition Nationale de l'Œuvres d'Ippolito Nievo en 2005 à Padoue, cette image a commencé lentement a changer. Il y a eu un revirement critique signalé par la décision de publier comme premiers titres les comédies Pindaro Pulcinella et Le Invasioni moderne, soulignant la volonté d'ouvrir les études aux textes moins connus qui avaient été sacrifiés et, parfois, jamais publies au XXe siècle. Cette approche, donc, a engendré une revalorisation et une redécouverte de toute sa production romanesque, poétique et journalistique. Par conséquence il à été possible pénétrer totalement sa pratique d'écriture. Quant à ce sujet il s'arrive que Nievo avait l'habitude de rédiger en même temps des textes de nature très différente: des poèmes et des roman, des articles et des lettres. Cette pratique a mise à jour la naturelle tendance à abattre les confins entre les genres.Pour ce qui concerne les œuvres théâtrales, dont nous proposons l'édition critique (la comédie I « Beffeggiatori » et les brouillons pour une comédie en vers « Don Giovanni » et un livret d'opéra « Consuelo ») cette absence de confins est encore plus évidente. D'une manière générale on peut affirmer que Nievo n'a jamais regardé au théâtre contemporain, mais il a fondé sa dramaturgie sur des éléments très éloignes entre eux: la tradition goldonienne pour la fonction des personnages par rapport à certaines situations (par exemple la typologie du moquer ou des amoureux), la production romanesque française de Honoré de Balzac, de Stendhal et de George Sand pour la structure des relations entre les personnages et pour le choix des thèmes d'actualité (par exemple la description ironique du pouvoir politique de l'aristocratie). Donc il apparaît aujourd'hui que, même si Nievo n'avait jamais quitte l'Italie, sa dimension existentielle et intellectuelle était complètement européenne. Il s'agit d'une double identité littéraire et nationale ambiguë, qui dénoue très clairement la complexité de l'écrivain italien.

  • Titre traduit

    The Reading and interpretation of Ippolito Nievo's Theatre "I Beffeggiatori" and dramatic fragments


  • Résumé

    For a long time Ippolito Nievo’s (1831-1861) theatrical production was considered less important than his work of narrative and was considered as “juvenile work”. On the contrary, during the last ten years of the Nineteenth century, it was reconsidered and it brought to the discovery of several comic texts, such as Le Invasioni Moderne and Il Pindaro Pulcinella, which have showed Nievo’s cleverness in writing plays for the theatre.The edition of the last unpublished production, which is presented in this essay, completes and broadens the studies done on Nievo’s theatre, at the same time, opening several doors for a possible reconsideration of some critical points of Nievo’s literary aesthetics. From the study of the unpublished texts produced before Le Confessioni di un Italiano, in fact, Nievo’s dependence on French literature appeared, especially Balzac, Stendhal and George Sand. The setting of I Beffeggiatori –a political comedy which portrays Italy in 1852-1853 – and its study of the characters recalls the Chartreuse de Parme by Stendhal, his ironical glance at political happenings told by Balzac and it moves away totally from contemporary comic theatre. Don Giovanni –notes for a comic text in verses- results from Stendhalian considerations on the figure of the Seduttore, considerations which we can find in the De l’Amour and in the short story Les Cenci; but Don Giovanni also results from the whole French post-Byron tradition of the myth. Consuelo – the libretto- reveals a clear and evident Sandian matrix in its plot and allows to formulate a theory on the aesthetic Nievian music, full of Mazzinian considerations, well known to Sand too.The edition of these texts has allowed to reformulate some judgements on the origin of Nievo’s irony, even in L’Afrodisiaco per l’amor platonico and in Lettere a Matilde, underlining a matrix which is decidedly and only French.


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