Thèse soutenue

Le mur et ses ornements : tables, encadrements, bossages et autres enrichissements dans l'architecture française à l'âge classique

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Catherine Titeux
Direction : Claude Mignot
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire de l’architecture
Date : Soutenance le 13/12/2010
Etablissement(s) : Paris 4
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Histoire de l’art et archéologie (Paris ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre André-Chastel (Paris ; 2004-....)
Jury : Président / Présidente : Krista De Jonge
Examinateurs / Examinatrices : Claude Mignot, Jean Stillemans, Jean Guillaume, Thierry Verdier
DOI : 10.70675/d28f0f22zf605z4696zac87z7bcf38d8977f

Mots clés

FR  |  
EN

Résumé

FR  |  
EN

Le sujet de cette thèse est le mur comme élément du “décor’’, tel que l’âge classique l’entend. Pour les architectes et les théoriciens du XVIe et du XVIIe siècle, le mur contribue à la beauté de l’édifice. Différentes techniques de finition permettent de l’embellir : appareils en pierre de taille dressés et ravalés, bossages, briques polychromes, enduits qui unifient et enluminent les parements. Qu’il soit nu ou orné le mur n’est jamais neutre. Les architectes disposent sur le mur des motifs qui ''enrichissent'' les ordonnances, mais les surfaces décoratives qui qualifient les intervalles entre les principaux éléments du décor, ouvertures ou éléments de l’ordre, et les encadrements, qui montrent le mur comme un tableau, structurent les ordonnances, avec ou sans ordres. Ces ornements qui jouent un rôle aussi important sur le plan symbolique que syntaxique ont ainsi leur place dans le système classique des ornements dans lequel les ordres tiennent le premier rôle. Les ornements du mur peuvent prendre les caractères de l’ordre mais ont aussi leur propre rhétorique ; d’une part ils ont les qualités du mur même, d’autre part ils n’ont pas la même origine : les premiers ornements classiques imitent les inscriptions des monuments funéraires ou honorifiques de l’Antiquité. Une des particularités de la façade française est l’insistance sur les lignes verticales de la travée de fenêtres qui est en soi une composition ornementale. Les architectes coordonnent deux systèmes opposés : l’horizontalité qu’impose la superposition des ordres et la verticalité de la travée de fenêtres. Ils utilisent alors deux moyens : le renforcement des moulurations horizontales et l’ornement du mur. Cette thèse confirme certaines observations sur la façade française : l’effet a-tectonique des ornements, même si ceux-ci structurent la composition. Au principe classique de l’unité de l’organisme architectural dans lequel rien de peut être ajouté ou retranché, les architectes français apportent leur réponse : tous les éléments sont des ornements ainsi que le mur lui-même, qui se montre ou se voile de légers ornements.