Théatralité et public. Les drames tardifs de Schiller et la tragédie classique française

par Alexander Pleschka

Thèse de doctorat en Études germaniques

Sous la direction de Gérard Laudin et de Helmut J. Schneider.


  • Résumé

    Cette étude met en évidence la manière dont Schiller, après sa lecture de Kant et de Diderot, intègre le public dans sa dramaturgie pour pouvoir donner une dimension publique et politique à la représentation théâtrale de ses drames. Schiller crée ainsi une dramaturgie qui lui permet d’aborder des sujets soulevés par la Révolution Française et qui réutilise certains éléments de la tragédie classique française.La première partie de cette étude, consacrée à la tragédie classique française, retrace l’évolution du concept de « public » au cours du 17e siècle en examinant les différentes formes de publics de cette époque, notamment dans la Querelle du Cid, la Pratique du Théâtre de l’abbé d’Aubignac et les tragédies de Corneille et de Racine.Dans la deuxième partie, nous démontrons que depuis le 18e siècle et le drame bourgeois en particulier, l’acte d’assister à une représentation théâtrale n’est plus entendu comme une action publique qui se déroule devant d’autres spectateurs mais comme une action intrinsèquement subjective. Ce concept de spectateur permet de créer une sphère publique dans le sens moderne du terme.Dans la dernière partie, nous analysons les rapports qui existent d’une part entre, la dramaturgie tardive de Schiller et son esthétique développée à partir de la lecture de Kant et de Diderot, d’autre part, entre cette dramaturgie intrinsèquement publique et la tragédie classique française. Le concept de « public » qui est à la base cette dramaturgie est distingué d’autres concepts du public développés dans les écrits théoriques de Schiller et est illustré par l’analyse de Wallenstein, Marie Stuart et de Démétrius.

  • Titre traduit

    Theatricality and the public sphere. Schiller’s later plays and French classical tragedy


  • Résumé

    The present study shows how Schiller, as a consequence of his reading of Kant and Diderot, includes the audience in his dramaturgy and thereby gives the scenic situation a public character, which allows him to represent political issues typical of the French Revolution. This serves to explain why Schiller’s later plays, especially Wallenstein, Maria Stuart and Demetrius, adapt some features of French classical tragedy.The first part of the study explains how, during the Querelle du Cid, contemporaries developed an awareness of how the presence of an audience lends a public quality to the situation of dramatic performance. This public quality is reflected in contemporary prescriptive poetics and employed to affect the audience in Corneille’s and Racine’s dramaturgy.The second part describes how since the 18th century viewing drama has been regarded as a genuinely subjective action, instead of being seen, as before, as a public activity taking place in front of other spectators. This mode of viewing allows creating a public sphere which is abstract in a modern sense.The third and final part states how Schiller’s aesthetics lead to a partial integration of the theatre audience into the scene, which in turn gives the scene a public character, similar to the one of the French classical period. This concept of the public character of drama is then distinguished from concepts developed in Schiller’s theoretical writings and illustrated with analyses of his later plays.


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