Îlots boisés en terre de grande culture : relictualité et biodiversité, l’exemple du Vexin français. Essai de biogéographie historique.
| Auteur / Autrice : | Étienne Boisvert |
| Direction : | Micheline Hotyat |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Géographie |
| Date : | Soutenance le 17/12/2010 |
| Etablissement(s) : | Paris 4 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de Géographie de Paris. Espace, sociétés, aménagement (Paris ; 2000-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire Espaces, nature et culture (Paris) |
| Jury : | Président / Présidente : Jean-Jacques Dubois |
| Examinateurs / Examinatrices : Micheline Hotyat, Paul Arnould, Éric Glon, Jean-Paul Amat, Antoine Da Lage | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Paul Arnould, Éric Glon | |
| DOI : | 10.70675/73c3470fzea59z4e3bz9be4z899259f0bbc9 |
Mots clés
Résumé
L’objectif est de distinguer les îlots boisés relictuels des néoformés dans une matrice agricole, de les recenser avant de les caractériser et d’évaluer leur biodiversité et pour finir d’en tirer un modèle. La méthode associe le recours aux archives et aux photographies aériennes à l’enquête de terrain (1996-2007). L’approche cartographique s’est faite par analyse régressive (2004-1620). Le seuil temporel permet de reconnaître 152 îlots (<50ha) dont l’existence est attestée avant 1620. L’analyse régressive s’appuie sur le réseau viaire, élément fixe et structurant du paysage, pour cartographier les petits bois.On constate une forte relation entre la localisation des îlots relictuels, les tracés antiques et les chemins médiévaux. La caractérisation et l’évaluation de la biodiversité des relictuels s’effectuent selon une démarche spatio-temporelle pluriscalaire, et à partir d’une comparaison avec les îlots néoformés. L’analyse à partir de la canopée informe sur la texture de la couverture boisée et la dynamique du manteau forestier, sur les coupes, les lisières et le réseau viaire intraforestier. L’analyse de la structure interne porte sur la diversité taxinomique et la diversité écologique des espèces végétales et des espèces aviaires indicatrices. Ces analyses font apparaître la spécificité des relictuels, dont est proposé un modèle. Il s’agit soit de fragments de forêts anciennes, soit en plus grand nombre de formations boisées secondaires mais anciennes, gallo-romaines, mérovingiennes ou médiévales.