La photographie africaine contemporaine : vers une photographie panafricaine

par Vincent Godeau

Thèse de doctorat en Histoire de l’art

Sous la direction de Arnauld Pierre.

Soutenue le 24-06-2010

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Histoire de l’art et archéologie (Paris) .


  • Résumé

    La photographie africaine contemporaine est ici celle que pratique les Africains vivant en Afrique. Durant notre période (1989-2009), le constat de l’absence de spécificité de la photographie africaine fait place au constat du regard photographique erroné que porte les Occidentaux sur l’Afrique. « Quelle est la vraie photographie africaine ? » est une des questions les plus souvent posées. En parallèle, le genre du portrait s’impose, en lutte contre un afropessimisme ambiant, tandis que les photographies documentaire et du réel montrent l’Afrique vécue par les Africains. Plus militante, la photographie citoyenne se développe et s’accompagne d’une hégémonie discursive. Mais la vraie photographie engagée est donnée par des pays anglophones qui contribuent à la marche collective vers la reconnaissance. Dans ce processus de reconnaissance, la France et les Etats-Unis jouent un rôle essentiel. L’intérêt porté par ces deux pays du Nord à la photographie africaine s’explique par l’existence d’une diaspora de photographes africains dont les travaux alimentent nombre de manifestations, palliant ainsi un déficit relatif en photographes locaux pratiquant une « photo d’art ». Dans ce contexte fragile, la pépinière de photographes sud-africains évoluant dans une économie de marché à l’occidentale prend à contre-pied les pays d’Afrique francophone où les fonctionnaires français répartissent des aides d’origine étatique et européenne. Cette Afrique du Sud, avec d’autres pays anglophones et le Mozambique, est le véritable porte-étendard d’une photographie africaine en gestation.

  • Titre traduit

    Contemporary African Photography, Toward a Panafrican Photography


  • Résumé

    Contemporary African photography is here photography practiced by Africans living in Africa. In our period (1989-2009), the acknowledgement of the absence of specificity of African photography takes the place of the photographic gaze brought by Westerners to Africa: “What is the real african photography?” is a question that characterizes this photography. In parallel, the portrait genre imposes itself, searching to end up outside of the consciences of an ambient afropsessimism, while documentary photographs show the Africa lived by Africans. Even more militant, citizen photography develops and is accompanied by a discursive hegemony. But the true photography engaged has been given by some of the Anglophone countries that therefore contribute to the collective march to recognition, France and the United States playing an essential role, since 1990, in this process. The interest in those two northern countries may also be explained by a diaspora of African photographers whose work feeds a number of manifestations that highlight a relative deficit of local photographers that practice “art photography”. In this fragile context, the nursery of South African photographers evolving in an economic market similar to that of the occident takes a counter-point to French speaking countries where French civil servants distribute state assistance of European origin. It is this South Africa, alongside other English speaking countries and Mozambique, that demonstrates the path of a clearly gestating African photography.


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