Les fondements de la justice politique : théorie rawlsienne et communautarisme

par Sayed Matar

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Alain Renaut.

Soutenue le 25-06-2010

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Concepts et langages (Paris) , en partenariat avec Rationalités contemporaines (Paris) (laboratoire) .

Le président du jury était Stéphane Chauvier.

Le jury était composé de Stéphane Chauvier, Philippe Descamps, Ludivine Thiaw-Po-Une.


  • Résumé

    Si l’étude de la mouvance dite « communautarienne » semble si digne d’attention, c’est précisément parce que ses arguments ne sont pas avancés au nom de communautés closes et régressives mais au nom de la démocratie elle-même. Le « communautarisme philosophique » qui nous intéresse ici se distingue radicalement d’une vision ethnique ou holistique du lien politique. De façon synthétique, l’argument communautarien soutient la priorité du bien sur le juste (right), priorité au double sens d’un primat politique et d’une antériorité morale et culturelle, c’est-à-dire du contenu du bien sur les procédures garantissant l’équité. Inversement, pour les « libéraux », la priorité du juste sur le bien signifie que les droits individuels ne peuvent pas être sacrifiés au nom d’un bien commun, et que les principes de justice (les droits fondamentaux) ne peuvent être dérivés d’une conception du bien et doivent au contraire être établis indépendamment de toute conception du bien. Libéral, John Rawls, situe le malaise de la tradition démocratique par l’incapacité de cette dernière à articuler de manière équitable les notions de liberté et de l’égalité. S’amorce ainsi un débat, pour les communautariens, autour de la définition de l’identité démocratique : le politique et le culturel précèdent-t-ils le droit ou les droits subjectifs libéraux l’emportent toujours par leur priorité ?

  • Titre traduit

    The foundations of political justice : rawlsian theory and communitariasm


  • Résumé

    If the study of the movement known as ‘‘communitarianism’’ seams worthy of attention, this is precisely because its arguments are not advanced on behalf of regressed and closed communities but in the name of democracy itself. The ‘‘philosophical communitarianism’’ that interests us here is radically different vision of holistic ethnic or political link. In brief, the communitarian argument supports the priority of the good on the right, priority in the double meaning of a primate politic and has a prior moral and cultural anteriority, that is to say, the content of the course procedures guaranteeing fairness. Conversely, for the liberals, priority of the right over the good means that individuals rights can’t be sacrified in the name of a common good, and that the principles of justice (human rights) cannot be derived from a conception of the good and instead must be established independently of any conception of the good. Liberal, John Rawls, situates the discomfort of the democratic tradition by the inability of the latter was handed manner to articulate the concepts of liberty and equality. Begins as a debate, for communitarians, around the definition of democratic identity : do the political and the cultural define the right or are the liberal subjective rights won by their priority?


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