L'ouverture au(x) monde(s) dans la poésie française au début du XXe siècle

par Julien Knebusch

Thèse de doctorat en Langue littérature et civilisation françaises

Sous la direction de Michel Collot.


  • Résumé

    Cette thèse étudie l’émergence d’une poétique de la diversité qui s’apparente à un parcours élargi et diversifié du monde dans les trois premières décennies du siècle et ce, de façon interdisciplinaire en associant histoire, géographie et poétique. Le corpus concerne au moins deux générations [1880 et 1900] et regroupe un large ensemble de poètes, connus ou oubliés [Saint- John Perse, Levet], dont l’œuvre n’a pas encore fait l’objet d’études approfondies [Larbaud, Supervielle, Morand, Romains] ou demeure inconnue [Durtain, Levet, Brauquier, Nau, par exemple]. La thèse montre que les poètes, interagissant avec un contexte à la fois politique, culturel et littéraire, prennent le monde comme un espace-temps et visent à la fois la diversité et l’unité du monde qu’ils tentent de comprendre dans une dynamique et une tension créatrice avec le « Divers ». La thèse interroge notamment la géographie littéraire de cette dynamique d’extraversion en se concentrant sur le référent et en travaillant aussi l’espace comme une modalité d’un rapport au monde, ce qui permet alors de faire apparaître une géopoétique du parcours du monde renouvelant les formes littéraires en les faisant dialoguer avec les formes de l’espace, ainsi qu’une géocritique des images du monde qui se construisent diversement, en accentuant les lieux, les parcours ou les paysages, lesquels peuvent prendre des formes internationales. Cet angle d’approche des textes poétiques permet de réévaluer le cosmopolitisme et la culture internationale de ces écrivains qui ont tenté par diverses voies de concilier l’ouverture à la diversité et l’exigence de l’unité du monde ainsi que celle de l’ancrage dans des lieux et une culture donnée

  • Titre traduit

    The openess to the world(s) in french poetry at the beginning of the 20th century


  • Résumé

    This dissertation explores the emergence of a poetics of diversity through an analysis of large and diversified journeys into the world during the first three decades of the 20th century by proceeding in an interdisciplinary way that combines history, geography, and poetics. The corpus concerns at least two generations of poets [1880 and 1900] that comprise a large ensemble of both well-known and unknown poets [such as Saint-John Perse and Levet] whose work hasn’t yet been studied deeply [Larbaud, Nau, Supervielle, Morand, Romains] or remains largely unknown to us [Durtain, Levet, Brauquier, Nau, for example]. The dissertation shows that these poets, interacting within a political, cultural, and literary context, understand the world as a global space-time and open themselves to its diversity, attempting to comprehend it in a creative tension with the « Divers ». The dissertation interrogates the literary geography of this dynamic of extroversion by concentrating on the referent and by exploring space as a modality of a relationship to the world, which makes it possible to render visible a geopoetics of journeys through the world, renewing literary forms by putting them into dialogue with geographical forms, as well as allowing a geocritique of images of the world, diversely constructed by accentuating places, journeys, or landscapes which may become international. Approaching the poem in this way allows one to reevaluate the cosmopolitanism and international culture of these poets who tried, in various ways, to conciliate openness to diversity, rootedness in places and a give culture as well as demand for world unity

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