Pièges de l'île et de l’oeil au cinéma et en peinture

par Marie Camille Bouchindomme

Thèse de doctorat en Études cinématographiques et audiovisuelles

Sous la direction de Murielle Gagnebin.

Soutenue le 01-07-2010

à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Arts et médias (Paris) , en partenariat avec Institut de recherche sur le cinéma et l'audiovisuel (Paris) (laboratoire) .

Le président du jury était Pierre Civil.

Le jury était composé de Murielle Gagnebin, Pierre Civil, Steven Bernas, Suzanne Liandrat-Guigues.


  • Résumé

    A travers des oeuvres cinématographiques, picturales et littéraires, d’Homère aux frères Quay, en passant par Strindberg, Bergman et Antonioni, cette thèse se propose d’éclairer différentes facettes de l’insularité sur le plan thématique et formel. Monde clos par excellence, l’île impose à l’oeil de nouvelles trajectoires et le cinéaste, comme le peintre, ont en charge d’organiser le chaos. Les réminiscences d’une oeuvre clé, L’Ile des morts, peinte par Arnold Böcklin à la fin du XIXe siècle, font de l’île le terrain de la perpétuelle reprise et de la citation. Elle se présente alors comme pure représentation : décor, mirage ou projection. Les nombreuses occurrences du piège et de la claustration, tant sous la forme du labyrinthe que dans l’utilisation répétée du dispositif de la mise en abyme, tendent à faire de l’île un lieu de rétention. Mais l’île est aussi une terre maternelle qui invite à de nombreuses formes de régression. Protégée comme l’Eden, elle offre aux visiteurs la douceur de ses contours et favorise le corps à corps amoureux ou le fantasme d’une seconde naissance. Lieu de l’intimité, l’île décline ses formes féminines dans une série de motifs : grotte, maison, barque, qui produit un effet d’inquiétante étrangeté. L’île est alors une matrice qui peut définir l’imaginaire insulaire jusque dans ses fonctions de tombeau. Ce sont ces différents visages de l’île, séductrice et protectrice ou froide et mortifère, que nous interrogeons au fil des représentations.

  • Titre traduit

    Representation of the Islands in films and paintings


  • Résumé

    Throughout the study of film, painting and literature, from Homer to the Quay brothers, through to Strindberg, Bergman and Antonioni, this thesis proposes a thematic and formal exploration of the multiple facets of the Island. As a closed world, the island imposes to the eye new trails that film directors and painters have in charge to organise from chaos. The reminiscences of Arnold Böcklin’s centrepiece Isle of the Dead, painted at the end of the 19th Century, set the island as the home of boundless revival and citation. The island thus appears as pure representation: a scenery, a vision or a projection. The many instances of traps and confinement, through thematic labyrinths and the recurring use of mise en abyme, depict the island as a site of custody. Yet, the Island is also a maternal land that invites many forms of regression. Akin to the Eden, it offers visitors its shapely softness consenting to loving embraces or the phantasm of a rebirth. As a place of intimacy, the island displays its feminine forms in various models including the cave, the house and the rowboat; all of which create a disturbing strangeness. The island is then a matrix that defines the insular imagination, comprising its role as a tomb. Seductress and protector or black and organic, these are the various faces of the island that will be explored over the representations.

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