Les politiques linguistiques du Rwanda. Enjeux, bilan et perspectives

par Straton Rurangirwa

Thèse de doctorat en Sciences du langage

Sous la direction de Su-Toong-Nooma-Kukka Kabore.

Le président du jury était Loïc Depecker.

Le jury était composé de Su-Toong-Nooma-Kukka Kabore, Loïc Depecker, Marie-Françoise Rombi, Josias Semujanga.


  • Résumé

    Toute la population du Rwanda parle une même langue, le kinyarwanda, à la fois langue nationale et officielle. Cette homogénéité linguistique « de surface » se présente comme l’arbre qui cache la forêt d’une relative diversité linguistique « en profondeur » (dialectes, langues africaines et européennes en présence). L’heure n’est pas encore au chaos, mais l’adoption du trilinguisme officielle en 1996 [(kinyarwanda-français-anglais) impose, plus que par le passé, la définition d’une politique de gestion de la situation sociolinguistique du Rwanda, notamment par la détermination claire, par une loi linguistique, des fonctions des langues officielles dans les différents domaines, pour régler les problèmes qui se posent depuis le bilinguisme kinyarwanda-français adopté vers les années 1930. Les problèmes linguistiques et sociolinguistiques intéressent diverses catégories de personnes depuis le début du 20ème siècle. Cependant, la question de l’utilisation des langues dans les différents domaines et de leur connaissance approximative reste entièrement posée. Ce travail analyse les politiques linguistiques appliquées au Rwanda jusqu’à ce jour pour en dégager les enjeux et en établir le bilan afin de proposer de nouvelles stratégies de gestion de la situation sociolinguistique du Rwanda. Il s’agit en effet d’une politologie linguistique qui s’inscrit dans le cadre théorique et conceptuel déjà très rodé et dont l’efficacité a pu être testée sur le terrain dans différents pays ; cadre théorique qui est emprunté pour l’essentiel au linguiste québécois Jean-Claude Corbeil. Il est enrichi des analyses d’autres auteurs comme Robert Chaudenson, Louis-Jean Calvet, Loïc Depecker, Henri Boyer, etc. sur le concept d’aménagement linguistique et sur des situations concrètes. L’étude s’appuie à la fois sur une recherche documentaire minutieuse, une enquête de terrain qui a été effectuée au Rwanda auprès des diverses catégories de personnes et quelques entretiens informels avec certains intervenants en matière d’aménagement linguistique (linguistes et décideurs).

  • Titre traduit

    Language Policies of Rwanda : Stakes, Assessment and Perspectives


  • Résumé

    The whole population of Rwanda speaks the same language, Kinyarwanda, which is both the national and official language. This “surface” linguistic homogeneity is seen as a tree that hides a forest of a relatively “in depth” linguistic diversity (dialects, African and European languages). It is not yet time for chaos but the adoption of official trilingualism (Kinyarwanda-French-English) requires more than ever before the definition of the policy of managing the sociolinguistic situation of Rwanda, namely by clear determination, by a linguistic law, of the roles of official languages in various areas in order to solve the problems that have remained unanswered since the adoption of Kinyarwanda-French bilingualism in the 1930’s. From early the 20th century, the linguistic and sociolinguistic issues have interested various researchers. However, the question of the use of languages in various domains and their approximate mastery is still posed. This work analyses the linguistic policies that have been adopted in Rwanda with aim to bring out the stakes and assess the situation geared towards suggesting the new management strategies of the sociolinguistic situation of Rwanda. This is indeed a linguistic “politology” which falls within the theoretical and conceptual framework already explored whose efficiency has been tested on the ground in different countries. The theoretical framework has essentially been borrowed from the Quebec linguist Jean-Claude Corbeil. It is enriched with analyses of such other authors as Robert Chaudenson, Louis- Jean Calvet, Loïc Depecker, Henri Boyer, etc. on the concept of language planning and concrete situations. The study is based on both a meticulous documentary research and field work that have been carried out in Rwanda with various categories of people and some informal interviews with some stakeholders in language policy and planning [linguists and decision-makers].

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