Identifications étrangères : une analyse des chorégraphies "Ce dont nous sommes faits" et "Incarnat" de Lia Rodrigues et "Sécheresse et pluie" et "Requiem" d'Ea Sola

par Mattia Scarpulla

Thèse de doctorat en Arts. Danse

Soutenue en 2010

à Nice .

  • Titre traduit

    Foreign identifications : an analysis of Lia Rodrigues's choreographies "What we are made about" and "Incarnat" and Ea Sola's choreographies "Sécheresse et pluie" and "Requiem"


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  • Résumé

    Les chorégraphies de Lia Rodrigues et d’Ea Sola soulèvent des discours politiques et identitaires. Ce dont nous sommes faits (2001) et Incarnat (2005) de Lia Rodrigues représentent le rapport de la compagnie à l’état-nation brésilien, et plus particulièrement à ses jeunesses et à la société de la favela. Des corps nus concentrent l’attention du spectateur sur leur chair, sur une organicité en modification au-delà d’une identité humaine. Des corps habillés comme dans la vie quotidienne introduisent des actes de douleur et des images médiatiques violentes. Sécheresse et Pluie (1995) et Requiem (2000) d’Ea Sola racontent la relation de la chorégraphe avec la mémoire du Vietnam, sa terre natale. Des corps âgés, des sonorités ‘traditionnelles’, des corps désarticulés, des conflits légendaires, sont des traces de deuil poétiques sur une histoire d’un état-nation construite selon les conventions occidentales. Ea Sola joue avec ses identités françaises et vietnamiennes, déconstruit et mêle des identités scéniques. Le chercheur observe le phénomène culturel dansé et le décrit. Comment une théorie prend-elle forme ? pourquoi ? Au travers de ces quatre chorégraphies, le chercheur compose une autocritique de l’analyse épistémologique, entrecroisant ses propres identités sociales, il ouvre ses recherches sur son passé culturel et intime, sur d’autres univers chorégraphiques, et sur des théories politiques et esthétiques, et se confronte ainsi aux dérivées ethnocentriques de la théorie en danse. Des figurations de l’étranger surgissent sur scène, dans des corps qui modifient continuellement leur image humaine, mythique, animale et organique. Dans l’analyse, l’étranger est ici entendu comme immigré, comme intrus, être déviant. Des « identifications étrangères » naissent comme élément d’un processus théorique pour aborder les figurations de l’autre en danse, obligeant aussi à déplacer le regard du chercheur.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (394 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 351-370. Résumés en français et en anglais

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  • Bibliothèque : Université Nice Sophia Antipolis. Service commun de la documentation. Section Lettres, arts et sciences humaines.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 2010 NICE 2001
  • Bibliothèque : Université Nice Sophia Antipolis. Service commun de la documentation. Section Lettres, arts et sciences humaines.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 2010 NICE 2001 Bis

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  • Disponible pour le PEB
  • Cote : MFiche 223/4278
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