De l'Afrique orientale à l'océan indien occidental, histoire des engagés africains à La Réunion

par Virginie Chaillou

Thèse de doctorat en Histoire contemporaine

Sous la direction de Jacques Weber.

Soutenue en 2010

à Nantes .


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  • Titre traduit

    From eastern Africa to the islands of the western indian ocean, history of african hired workers in Reunion


  • Résumé

    Après l’abolition de l’esclavage en 1848, les planteurs réunionnais réclament une réorganisation du travail colonial et le recours massif à une main-d’œuvre étrangère sous contrat d’engagement. Face aux entraves du gouvernement britannique concernant le recrutement français en Inde, les autorités réunionnaises se tournent plus activement vers le continent africain. Limité dans un premier temps aux populations originairement libres, ce recrutement s’élargit en 1856 aux populations captives, Napoléon III autorisant officiellement l’engagement par « rachat préalable ». Ainsi, dans la seconde moitié du XIXème siècle, plus de 30 000 Africains, originaires principalement du Mozambique, ont émigré vers La Réunion pour travailler sur les plantations sucrières. Mal logés, mal nourris, mal considérés par la société post-esclavagiste réunionnaise et soumis à un travail excessif, la très grande majorité de ces travailleurs ne sera jamais rapatriée dans son pays et entrera dans un processus de créolisation. Opéré dans des conditions douteuses, souvent assimilable à une nouvelle forme de traite, le recrutement d’engagés africains pour La Réunion est entaché par une longue suite d’abus qui conduisent à son interdiction en 1859. Cependant à la fin du siècle, un contexte nouveau et un pressant besoin de main-d’œuvre relancent les négociations avec les autorités portugaises. Le recrutement de travailleurs engagés du Mozambique reprend en 1887 sous couvert d’une réglementation stricte. Cette nouvelle vague migratoire se distingue par un très faible nombre de recrues et des rapatriements en masse après un court passage dans l’île. Découragés, les planteurs cesseront définitivement les tentatives de recrutement en Afrique orientale au début du XXème siècle et auront progressivement recours à une main-d’œuvre locale.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (621 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 553-604

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  • Bibliothèque : Université de Nantes. Service commun de la documentation. Section Lettres - Sciences humaines.
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