Étude de l'implication de la polynucléotide phosphorylase dans la survie à basse température et la virulence chez Campylobacter jejuni

par Nabila Haddad

Thèse de doctorat en Microbiologie

Sous la direction de Jean-Michel Cappelier.

Soutenue en 2010

à Nantes , dans le cadre de École doctorale Biologie-Santé Nantes-Angers .


  • Résumé

    Campylobacter jejuni est l’agent responsable de la majorité des cas d’entérites bactériennes de part le monde. Bien que réputé fragile, C. Jejuni est capable de survivre aux stress rencontrés depuis le tube digestif de ces hôtes (mammifères, oiseaux, homme) aux produits alimentaires transformés, tels que le stress froid ou le stress oxydant. L’ingestion d’aliments contaminés par ce pathogène peut provoquer une entérite chez le consommateur, et dans de plus rares cas, des complications graves tel que le syndrome neuropathologique de Guillain-Barré. Chez de nombreuses bactéries, l’adaptation aux environnements changeants fait intervenir une régulation post-transcriptionnelle réalisée par des ribonucléases telle que la polynucléotide phosphorylase (PNPase). L’objectif de ce travail a été d’étudier l’implication de la PNPase dans certaines fonctions biologiques de C. Jejuni. Dans un premier temps le gène pnp codant pour cette ribonucléase a été inactivé par mutagenése insertionelle. L’inactivation de la PNPase réduit significativement la capacité de survie de C. Jejuni aux températures de réfrigération (4 et 10°C), alors qu’à température optimale les deux souches ont le même comportement. De plus, la déficience en PNPase entraine une diminution significative du taux d’adhésion et d’invasion aux cellules épithéliales ainsi que de la colonisation du caecum aviaire. Malgré un effet de la mutation du gène pnp sur le protéome bactérien, des analyses protéomiques ont révélé que peu de spots protéiques variaient entre la souche sauvage et la souche mutante. Des études complémentaires sont à développer afin de préciser les interactions mettant en jeu cette ribonucléase lors la survie et la virulence de C. Jejuni

  • Titre traduit

    Study of the involvement of polynucleotide phosphorylase in cold survival and virulence of Campylobacter jejuni


  • Résumé

    Campylobacter jejuni is recognized as the leading cause of bacterial enteritis worldwide. Although it is considered as a fragile bacterium, it is able to survive to various stress encountered from the gut of its hosts (mammals, birds, humans) to processed foods, such as cold stress (4°C) or oxidative stress. Ingestion of contaminated food can induce enteritis in consumer, and rarely lead to serious complications such as neuroparalythique syndrome Guillain-Barré. In many bacteria, adaptation to changing environments involves a posttranscriptional regulation achieved by ribonucleases such as polynucleotide phosphorylase (PNPase). This work aimed at studying the involvement of PNPase in biological functions of C. Jejuni. Initially the pnp gene encoding PNPase was inactivated by insertional mutagenesis. Inactivation of PNPase significantly reduced survival of C. Jejuni at refrigerated temperatures (4 and 10°C), whereas at optimal temperature the two strains have the same behavior. Moreover, PNPase deficiency results in a significant reduction of adhesion and invasion abilities of C. Jejuni to epithelial cells and colonization of the avian cecum. Despite an effect of pnp mutation on the bacterial proteome, proteomic analysis revealed that few proteins varied between the wild type and the mutant strains. Further studies should be developed to clarify interactions involving this ribonuclease in C. Jejuni survival and virulence

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (244 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 182-200

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Nantes. Service commun de la documentation. BU Sciences.
  • Disponible pour le PEB
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.