Du bonheur dans sa relation au crime. Approche ethico-poetique du texte sadien

par Brice Koumba

Thèse de doctorat en Langues, Littératures et Civilisations

Sous la direction de Catriona Seth.

Soutenue le 07-09-2010

à Nancy 2 , dans le cadre de Ecole doctorale Langages, Temps, Sociétés (LTS) (Nancy-Metz) , en partenariat avec Centre Jean Mourot - Textes, genres, milieux - EA 3962 (laboratoire) .

Le président du jury était Jean-Christophe Abramovici.

Le jury était composé de Grégoire Biyogo, Michel Delon.


  • Résumé

    Dans l'économie générale du texte sadien, pourquoi y-a-t-il du crime plutôt que toute autre chose ? Sans doute parce que le verbe écrire est-il toujours déjà lié au verbe tuer. Cela non pas de façon contingente mais de façon naturelle. Le texte dit autrement la nature, nature qui a pour mode d'exister le crime : mouvement mécanique dont la finalité demeure la destruction. Expression de la nature, le crime advient à la conscience comme ce qui dit le mieux le coeur de l'homme, mais plus encore... la condition humaine. Le crime est la dramatisation de la condition humaine, une condition marquée par la pénitence. Partout, de par le fait d'exister, l'homme vit la peine et la souffrance. Sa condition est bien tragique, le crime lui est fatal. Fatal parce que le crime se présente in fine comme la seule réalité de l?existence. Vivre, c'est nécessairement expérimenter le crime. Le crime accule au malheur. Toutefois, lui résister c'est s'interdire la félicité. C'est pourquoi, de manière pragmatique, le bonheur implique l'avènement de l'homme criminel, de l'homme devenu nature, de l'homme devenu bestialité pure et dure.

  • Titre traduit

    Of Happiness in its Relation to Crime. An ethico-poetical Approach of the Sadian Text


  • Résumé

    In Sade's text, why is there crime rather than anything else? Probably because the verb to write is always already bound to the verb to kill, not contingently but essentially. The text tells of Nature in another way, and crime is nature's mode of existence: mechanical movement whose goal is always destruction. As an expression of nature, crime is perceived as what best expresses Man's heart, but more than that ... the human condition. Crime is the dramatization of the human condition, a condition marked by penance. Everywhere, simply by virtue of his existence, man is experiencing pain and suffering. His condition is tragic indeed; crime is fatal to him. Fatal because, in fine, crime appears as the only reality of existence. Living is necessarily experiencing crime. Misfortune drives people to crime. However, resisting crime makes it impossible to reach bliss. This is why, pragmatically, happiness implies the advent of the criminal, a man who has become nature, a man who has become pure unadulterated bestiality.

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