Les mystères de l'Egypte ancienne dans la bande dessinée : essai d'anthropologie iconographique

par Vincent Marie

Thèse de doctorat en Histoire contemporaine

Sous la direction de Christian Amalvi.

Soutenue le 11-06-2010

à Montpellier 3 , dans le cadre de École doctorale 60, Territoires, Temps, Sociétés et Développement (Montpellier ; ....-2014) , en partenariat avec Centre de recherches interdisciplinaires en sciences humaines et sociales de montpellier (équipe de recherche) .

Le président du jury était Jean-Yves Mollier.

Le jury était composé de Christian Amalvi, Jean-Yves Mollier, Sydney Hervé Aufrère, Michel Cadé, Alain Chante.

Les rapporteurs étaient Sydney Hervé Aufrère, Michel Cadé.


  • Résumé

    Comment l’Egypte ancienne s’inscrit-elle dans la mémoire collective ? La constitution d’un imaginaire de l’Egypte ancienne est à inclure dans un courant culturel et artistique parfois fait d’emprunts sélectifs au répertoire antique, tout en étant simultanément redevables à d’autres traditions artistiques et notamment à l’égyptomanie. L’égyptomanie acquiert alors dans la bande dessinée une dimension propre, caractérisée par des codes et un vocabulaire tout à fait spécifiques, favorisant l’invention narrative et graphique. Saisir les mystères de l’Egypte ancienne dans la bande dessinée revient à composer une « grammaire de la civilisation » des pharaons. Ainsi, la construction d’un cadre signifiant permet de dresser les lieux de mémoires (signifiants, significatifs, moins évocateurs ou carrément absents), le topos exotique (mytho-géographie, image de l’autre, références bibliques comme marqueur d’une distinction), l’image d’une société hiérarchisée (prédominance de Pharaon et des puissants sur le peuple de la vallée) et le tableau d’une religion et de croyances fascinantes (attraction du polythéisme et de l’univers des mythes égyptiens, illustration des rites funéraires, de la mort et de l’au-delà) comme autant de rouages structurels dans l’agencement d’une mémoire de l’Egypte ancienne. Cependant, il convient de ne pas négliger l’intégration dans la fabrique de l’imaginaire de l’Egypte ancienne des processus dynamiques qui s’opèrent dans la constitution d’un laboratoire d’imageries plus ou moins stéréotypées. Réfléchir sur la généalogie des images et distinguer les sources d’influences sur lesquels s’appuient les auteurs (sources héritées de l’Egypte ancienne et/ou sources puisées dans l’histoire des arts) démontre que les représentations qui nourrissent l’imagination des artistes ne naissent pas ex-nihilo mais sont le fait d’un long cheminement historique. Les auteurs recréent et réinterprètent l’Histoire avec des référents et des attitudes mentales qui leur appartiennent tout en laissant libre cours à des fantasmes parfois difficiles à décrypter.

  • Titre traduit

    Non communiqué


  • Résumé

    How does ancient Egypt remain etched on the collective memory ? The construction of an imagination of ancient Egypt is to be included in an artistic and cultural trend which is sometimes made of selective borrowings from the repertoire of antiquity as well as being indebted simultaneously to other artistic traditions, in particular egyptomania. Egyptomania acquires, then, in comics, a dimension of its own which is characterized by codes and very specific vocabulary, favouring narrative and graphic inventiveness. Grasping the mysteries of ancient Egypt in comics comes down to working out a “ grammar of the civilization” of Pharaohs. Thus, the construction of a signifying framework allows us to list places of memories (which are signifying, significant, less evocative or altogether lacking ), exotic topos (mytho-geography, image of otherness, biblical references as marker of distinction), the image of a society organized into a hierarchy ( the predominance of the Pharaohs and the mighty over the people in the valley) and the depiction of a religion as well as fascinating beliefs ( attraction to polytheism and to the universe of Egyptian myths, illustrations of funerary rituals, death and the beyond), all these structuring the construction of a memory of ancient Egypt. However, one must not neglect the integration of dynamic processes in the construction of the imagination of ancient Egypt. Those dynamic processes are at work in the building up of more or less stereotyped imagery. Reflecting on the genealogy of images and distinguishing the sources of influence on which the authors rely (sources inherited from ancient Egypt and / or sources out of the history of the arts) demonstrate that the representations that nurture the artists’ imagination are not born out of nothing but are the result of long historic development. Authors re-create and reinterpret History with reference points and mental attitudes of their own while giving free rein to a fantasy world which is sometimes difficult to decipher.

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