Le français, langue d'expression littéraire : histoire d'un choix

par Laurence Kucera

Thèse de doctorat en Sciences du langage

Sous la direction de Chantal Charnet.

Soutenue le 13-12-2010

à Montpellier 3 , dans le cadre de École doctorale 58, Langues, Littératures, Cultures, Civilisations (Montpellier ; ....-2014) , en partenariat avec Praxiling (laboratoire) .

Le jury était composé de Chantal Charnet, Nicole Koulayan, Marie-Madeleine Fontaine, Guy Dugas.

Les rapporteurs étaient Nicole Koulayan, Marie-Madeleine Fontaine.


  • Résumé

    Les auteurs que nous étudions ont changé de langue. Ils ont dénudé jusqu’au plus profond de leur être, renoncé à leur langue maternelle, pour se reconstruire dans une autre langue : le français. Paradoxalement, ce renoncement au plus intime, la langue maternelle, a permis un approfondissement de l’être et un véritable devenir à soi-même. Loin de rejeter dans l’oubli d’une mémoire refoulée la première vie, ce passage au français, son élection, a permis à la mémoire de se dire, à l’histoire de s’écrire, à l’identité de s’affirmer, dans la distance d’une langue neuve, naïve et nouvelle. Que l’écriture adopte la voie directe du témoignage ou le détour narratif d’une fiction, il semble que le choix d’une langue étrangère, le français, constitue le passage obligé où, pour devenir soi-même, il faille accepter d’être un autre. C’est dans cette dialectique subtile de l’identité et de l’altérité que s’est opérée, par le détour de l’écriture, la transformation identitaire. L’Histoire, en toile de fond, nous tenterons de cerner les raisons liées au choix d’écrire en français, de voir les représentations qui lui sont associées.

  • Titre traduit

    A study of French as a means of expressing literature : the choice of French as a literary means of expression


  • Résumé

    The writers under study have changed their language. They have laid bare their utmost being, renounced their mother tongue to make themselves anew in a foreign language: the French language. Paradoxically, this renouncement to the most intimate – the mother tongue – has brougt them to delve deeper into their selves and made them become truly themselves. Far from casting their first lives into repressed oblivion, switching to French has enabled memory to be told, history to be written, identities to be asserted, in the very distance of a new and naive language. Whether the writer adopts the direct path of the witness or a fictional detour, it seems that the choice of a foreign language constitutes the compulsory passage where in order to become oneself one must first accept to be other. It is through this dialectics between identity and otherness that the change of languages has generated an identical metamorphosis.In a historical perspective, we shall try to grasp the reasons that motivated those writers to choose French and the representations associated to it.

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