Les relations culturelles franco-roumaines de 1878 à 1965

par Océane Ciszek

Thèse de doctorat en Histoire contemporaine

Sous la direction de Carol Iancu.

Soutenue le 11-12-2010

à Montpellier 3 , dans le cadre de École doctorale 60, Territoires, Temps, Sociétés et Développement (Montpellier ; ....-2014) , en partenariat avec Centre de recherches interdisciplinaires en sciences humaines et sociales de montpellier (équipe de recherche) .

Le président du jury était Christian Amalvi.

Le jury était composé de Danielle Delmaire.

Les rapporteurs étaient Catherine Durandin.


  • Résumé

    Ce travail de recherches dans divers centres d‟archives (Paris, Nantes, Bucarest, Genève) réalise une synthèse des relations culturelles franco-roumaines de 1878 à 1965. Il s‟agit de comprendre, comment la France affaiblie après 1870 est plus que jamais considérée par l‟élite roumaine comme sa « grande soeur latine ». Puis, forte de cette reconnaissance, comment elle institutionnalise sa propagande culturelle dans la Grande Roumanie (1919-1939) pour oeuvrer aux côtés des Roumains à la latinisation des territoires annexés, et parvient à la signature de l‟accord culturel de mars 1939 dans l‟environnement hostile des régimes fasciste et nazi. La dernière période de 1940 à 1965 traite des aléas de ces relations : maintien difficile des OEuvres françaises durant la guerre, renouveau espéré des échanges de 1944 à 1947, jusqu‟à la dénonciation de l‟accord en 1948 par la Roumanie sous tutelle soviétique. Suit une traversée du désert qui aboutit avec peine au nouvel accord de 1965. Tout au long de cette période, la culture française s‟enrichie au contact des intellectuels et artistes roumains dont les oeuvres entrent dans le patrimoine français. L‟auteure de la thèse fait découvrir son trisaïeul roumain, le peintre Mihai Simonidi (1872-1933), à partir des archives familiales. Arrivé en France en 1892, il acquiert une certaine renommée auprès du Tout-Paris à l‟occasion de l‟Exposition Universelle de 1900 ainsi qu‟auprès de l‟élite bucarestoise. Peintre de nus, de marines et de fresques magistrales dont certaines décorent encore l‟intérieur de bâtiments bucarestois, il réalise également des portraits de célébrités françaises du monde artistique et littéraire et de politiques roumains.

  • Titre traduit

    The Franco-Rumanian cultural relations between 1878 and 1965


  • Résumé

    This study of Franco-Rumanian cultural relations between 1878 and 1965 is the fruit of research carried out in a number of archive centres (Paris, Nantes, Bucharest and Geneva). Its objective is to understand why France, in its weakened state after the 1870 war, was nevertheless considered by the Romanian elite as its „older sister‟. The author then examines how France used its position to institutionalise its cultural propaganda in „Grand Romania‟ (1919-1939), working alongside Romanians to spread its influence to the annexed territories, and how a cultural agreement was signed in March 1939 despite the hostile environment created by the fascist and Nazi regimes. Relations were unsettled during the final period (1940 to 1965), with the struggle to retain French works of art during the war, the promising exchanges in the immediate after-war years, and the termination of the agreement in 1948 by Soviet-controlled Romania. After a barren period a new agreement was signed in 1965. Throughout the period French culture was enriched by its contact with Romanian intellectuals and artists whose works were integrated into France‟s cultural heritage. The author uses family records to tell the story of her Romanian ancestor, the artist Mihai Simonidi (1872-1933). After arriving in France in 1892, he exhibited at the Universal Exhibition of 1900 and gained a certain reputation amongst the Paris and Bucharest elite. Well-known for his nudes, marine scenes and murals, some of which can still be seen in buildings in Bucharest, he also painted the portraits of famous French artists and writers and Romanian politicians of the time.

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