D'herbe, de terre et de sang : la Cerdagne du XIVe au XIXe siècle

par Marc Conesa

Thèse de doctorat en Histoire moderne

Sous la direction de Serge Brunet et de Élie Pélaquier.

Soutenue le 30-11-2010

à Montpellier 3 , dans le cadre de École doctorale 60, Territoires, Temps, Sociétés et Développement (Montpellier ; ....-2014) , en partenariat avec Centre de recherches interdisciplinaires en sciences humaines et sociales de montpellier (équipe de recherche) .

Le président du jury était Jean-Marc Moriceau.

Le jury était composé de Serge Brunet, Élie Pélaquier, Annie Antoine, Jean Loup Abbé, Christine Rendu.

Les rapporteurs étaient Annie Antoine, Jean Loup Abbé.


  • Résumé

    Cette recherche doctorale porte sur la relation des sociétés aux territoires qu’elles construisent dans une perspective diachronique. Je fais l’hypothèse que le rapport à l’espace participe de la classification des individus en plusieurs groupes, selon la résidence, le statut familial ou la richesse en terre. Cette série ne saurait être considérée comme ni exhaustive ni ahistorique. Dans cette perspective, la Cerdagne (Pyrénées de l’Est) est apparue comme un terrain idoine compte tenu des lignes de fracture, sociale et spatiale, qui révèlent et recomposent les différents rapports à l’espace entre le XVIe et le XIXe siècle. Trois questionnements envisagés à trois échelles différentes se sont posés. À petite échelle, l’apparition d’une frontière politique au milieu du XVIIe siècle (traité des Pyrénées, 1659) modifie-t-elle les rapports à l’espace en créant un nouvel horizon étatique ? Et quelle place tient la ville de Puigcerdà dans la structuration de ces sociétés de montagne ? A l’échelle des communautés d’habitants, quels types de rapport à l’espace se noue autour de l’accès aux biens collectifs tant au niveau intercommunautaire qu’intracommunautaire ? Enfin, à grande échelle, quels rapports se créent et se recréent entre les familles, les individus et la terre dite « privée », alors que du point de vue historiographique, la Cerdagne se situe dans une aire pyrénéenne marquée par la primogéniture et l’exclusion des puînés de l’héritage foncier.

  • Titre traduit

    Grass, land and blood bonds : cerdanya in the modern era (14th – 19th c.)


  • Résumé

    This doctoral research dwells on the relationship between societies and the territories they shape within a diachronic perspective. The hypothesis at the core of this work is that the relation to space partakes of the classification of the individuals into several groups, according to localities, family status or land wealth. This list is neither to be considered exhaustive nor ahistorical. From this perspective, Cerdanya (in the Eastern Pyrenees) qualified as a terrain, given the social and spatial divides which bring to the fore and reconstruct the manifold relations to space between the 16th and 19th centuries. Three questions arise at three different scales. On a small scale, does the coming upon the political scene of a frontier in the middle of the 17th c. (with the Treaty of the Pyrenees, 1659) modify the relations to space by creating a new state, a new actor ? Then, what about the role held by the city of Puigcerdà in the shaping of these moutain societies ? On the community scale, what kinds of relations to space form when it comes to common lands as much on the intercommunal as the intracommunal level ? Lastly, on the large scale, what are the links weaving between families, individuals and the land called “private”, when, from a historiographical point of view, Cerdanya is located in a Pyrenean aera where primogeniture and the exclusion of the youngest is deeply rooted.

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