Les auteurs andalous dans les oeuvres médicales montpelliéraines au Moyen Âge. Essai de mise en évidence d'une voie de transmission montpelliéraine

par Jean-louis Bosc

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Daniel Le Blévec et de Christophe Picard.

Soutenue le 16-10-2010

à Montpellier 3 , dans le cadre de École doctorale 58, Langues, Littératures, Cultures, Civilisations (Montpellier ; ....-2014) , en partenariat avec CENTRE DE RECHERCHES SUR LES PAYS MEDITERRANEENS AU MOYEN-AGE (équipe de recherche) .

Le président du jury était Françoise Micheau.

Le jury était composé de Daniel Le Blévec, Christophe Picard, Joëlle Ricordel, Luisa fernanda Aguirre de carcer, Luisa fernanda Aguirre de carcer.

Les rapporteurs étaient Françoise Micheau, Joëlle Ricordel.


  • Résumé

    En 1204, le roi d’Aragon devint seigneur de Montpellier. À partir de 1309, la curie apostolique s’installa à Avignon. Sous ces deux patronages, l’Université de médecine connut, de la seconde moitié du XIIIe siècle à la fin du XIVe, sa période la plus florissante. Ce fut la période de plus grande activité littéraire de ses gradués. Après avoir assimilé les œuvres arabes traduites au Mont-Cassin et à Tolède, les maîtres montpelliérains étaient à la recherche de nouveaux textes, tant pour leur enseignement que pour leur exercice, notamment au sein des deux cours. Or la récente intégration à la Couronne d’Aragon des territoires du Levante donnait accès à de nouveaux textes issus d’al-Andalus. Sous l’impulsion des maîtres montpelliérains, prospéra ainsi un second foyer de traduction « espagnol ». L’étude des citations faites par les auteurs médicaux montpelliérains montre que sept œuvres andalouses, traduites en latin entre le XIIIe et le XIVe siècles, sont citées dans une vingtaine d’œuvres montpelliéraines. Certaines d’entre elles, qui datent des XVe et XVIe siècles, prouvent que les textes traduits sont restés pendant des décennies à la disposition des étudiants montpelliérains. Ces traductions ne fournirent qu’une faible proportion des citations d’auteurs andalous trouvées dans les textes montpelliérains. Mais elles associent à l’activité du studium montpelliérain de nouveaux auteurs andalous. Le recours à ceux-ci témoigne du dynamisme de l’Université de médecine au Moyen Âge, qui conduisit ses maîtres vers la terra incognita de nouvelles œuvres andalouses.

  • Titre traduit

    The Andalusian authors in the medical works of Montpellier during the Middle Ages. An attempt to highlight a way of transmission peculiar to Montpellier


  • Résumé

    In 1204, the King of Aragon became Lord of Montpellier. In 1309, the Curia apostolic was installed in Avignon. Under these two patronages, the University of medicine experienced, from the second half of the thirteen century to the end of the fourteenth century, its most flourishing period. It was the period of the greatest literary activity of its graduates. After they had digested the Arabic works translated at Montecassino and Toledo, the Montpellier masters were looking for new texts in order to teach as well as to practise, especially within the two courts. Now the recent integration of the territories of Levante into the Crown of Aragon gave access to new texts from al-Andalus. So, on the impulse of the Montpellier masters, translations flourished in a second « Spanish » place. The study of the quotations made by the medical authors of Montpellier show that seven Andalusian works, translated into latin between the thirteen century and the fourteenth century, are quoted in about twenty works from Montpellier. Some among them, dating from the fifteenth and sixteenth centuries, prove that the translated texts remained at the disposal of the Montpellier students for decades. These translations make up only a small proportion of the quotations of Andalusian authors found in the Montpellier texts. But they associate some new Andalusian authors with the activity of the Montpellier studium. The resort to these authors attest the dynamism of the medical university in the Middle Ages which led its masters to the terra incognita of new Andalusian works

  • Titre traduit

    Los autores andalusíes en las obras médicas de Montpellier durante la Edad Media. Intento para poner de manifiesto una vía de trasmisión peculiar a Montpellier


  • Résumé

    En 1204, el Rey de Aragón se volvió Señor de Montpellier. A partir de 1309, la curia apostólica se instaló en Aviñón. Bajo aquellos dos patrocinios, la Universidad de medicina conoció, desde la segunda mitad del siglo XIII hasta el final del siglo XIV, su periódo más próspero. Fue el periódo de la más gran actividad literaria de sus graduados.Despues de haber asimilado las obras árabes traducidas en el Montecassino y en Toledo, los maestros de Montpellier estaban buscando nuevos textos, tanto para su enseñanza como para su desempeño, particularmente al seno de las dos cortes. Pues la reciente integración de los territorios del Levante a la Corona de Aragón daba el acceso a nuevos textos que provenían de al-Andalus. Bajo el impulso de los maestros de Montpellier, prosperó así un segundo foco « español » de traducción. El estudio de las citas hechas por los autores médicos de Montpellier demuestra que siete obras andalusíes, traducidas al latín entre el siglo XIII y el siglo XIV, están citadas en unas veinte obras de Montpellier. Algunas de aquellas, que datan de los siglos XV y XVI, prueban que los textos traducidos quedaron durante decenios a la disposición de los estudiantes de Montpellier. Aquellas traducciones no produjeron más que una escasa proporción de las citas de autores andalusíes encontradas en los textos de Montpellier. Pero asocian nuevos autores andalusíes a la actividad del studium de Montpellier. El recurso a aquellos da un testimonio del dinamismo de la Universidad de medicina en la Edad Media, que llevó sus maestros hacia la terra incognita de nuevas obras andalucíes.

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