Facteurs de survie des jeunes entreprises en France : une approche intersectorielle

par Gaël Bertrand

Thèse de doctorat en Sciences de gestion

Sous la direction de Frédéric Le Roy et de Frank Lasch.

Le jury était composé de Frédéric Le Roy, Frank Lasch, Leo Paul Dana, Robert Paturel, Gilles Guieu, Karim Messeghem.

Les rapporteurs étaient Leo Paul Dana, Robert Paturel.


  • Résumé

    L’objet de ce travail de recherche est à l’origine de vérifier l’idée largement répandue que peu de jeunes entreprises survivent après leur période de démarrage. Les ambitions de ce travail se concentreront ensuite à tenter de vérifier cette phrase sur la base de la récolte d’une base de données qui conduira cette recherche vers des questions plus sous-jacentes concernant l’explication des causes de la survie à trois ans des jeunes entreprises, dans différents secteurs d’activités. L’analyse de la littérature révèlera un riche corpus relatif au sujet de la survie et plus généralement du succès des jeunes entreprises. Ainsi que nous le montrerons au cours de la revue de littérature, un grand nombre de travaux ont été développés sur ces thématiques, et un grand nombre d’angles de vu seront exposés, sans toutefois atteindre un consensus aussi bien dans la recherche en entrepreneuriat que dans d’autres domaines de recherches tels que le management stratégique ou encore la théorie des organisations. Les développements montreront ainsi, la grande diversité des travaux qui ont été entrepris dans le monde et mettra en lumière le manque de travaux quantitatifs sur cette thématique, notamment en France. La visée de ce travail a ainsi évolué en vue de tenter d’obtenir une vision relativement claire de la notion de survie à trois ans dans le cadre de jeunes entreprises dans des secteurs différents, sur le territoire français. Notre tentative de clarifier les facteurs clés de survie reste mitigée du fait notamment de la très grande diversité des résultats obtenus pour chaque secteur. La dimension intersectorielle a ainsi permis selon nous de montrer, que malgré la grande hétérogénéité des résultats antérieurs relevés, voire les contradictions mises en lumières, il est envisageable que ces résultats soient singuliers aux secteurs et époques auxquels ils ont été mesurés. Il nous semble ainsi naturel de penser que les facteurs clés de survie des jeunes entreprises soient fluctuants selon les années, renforçant ainsi la complexité de l’analyse de cette thématique dans la recherche en entrepreneuriat. Il semble donc, que seuls des travaux entrepris à un niveau aussi bien global (comme le Global Entrepreneurship Monitor) ou plus précis avec des démarches plus qualitatives, soient tout à fait nécessaires pour comprendre de manière approfondie le phénomène de survie des jeunes entreprises.

  • Titre traduit

    Survival factors for newly founded enterprises in France : a cross sectoral approach


  • Résumé

    The purpose of this research is to verify the origin of the general belief that few young businesses survive beyond their start-up period. We attempt to verify this idea on the basis of a database which had lead this research to more precise questions about the primary explanation of the three-year survival of young firms in different sectors. The analysis of the literature reveals a rich body on survival and more generally on successful young businesses. As we show in the literature review, many works have been developed on these themes, and a large number of points of view have been found andexposed, without reaching any agreement as well as in Entrepreneurship research as in other research areas such as strategic management or organizational theory. Developments and debates show the great diversity of work that was undertaken in the world on this theme and have highlighted the lack of quantitative work on this theme especially in France. The aim of this work has evolved in an attempt to obtain a relatively clear sight-seeing of the notion of survival for three years in different sectors, on the French territory. Our attempt to clarify the key factors for survival remains mixed mainly because of the great diversity of results obtained for each sector. The intersectoral focus shows that despite the heterogeneity of previous results, as highlighted contradictions, it seems believable that these results are exclusive to sectors and times at which they were measured. It also seems natural to think that the key factors for survival of newly founded firms are fluctuating throughout the years, and reinforcing the complexity of the analysis of this topic in entrepreneurship research.It appears that only works undertaken at a global level (Like the GEM) as well as more precise researches with qualitative approaches are quite necessary to understand thoroughly the phenomenon of survival of young firms. However, it seems in addition that this diversity could contribute to a more global explanation of these issues, given example the GEM in Europe, which appears necessary to get a more accurate and complete vision of survival of newly founded firms.


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