Le temps de la mort à partir de la pensée de Vladimir Jankélévitch

par Michel Got

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Benoît Goetz et de Jean-Paul Resweber.

Le président du jury était Bernard Andrieu.

Le jury était composé de Lukas K. Sosoe.


  • Résumé

    Ce travail consiste à mettre en dialogue la pensée de Jankélévitch sur la mort avec celles d’autres auteurs. Jankélévitch distingue trois temps dans sa recherche. La mort avant la mort pense la vie, mais tout homme doit se sentir personnellement concerné à tout moment par la mort. La mort dans l’instant mortel est annihilation fulgurante de tout notre être. La mort après la mort débouche sur le néant. Platon, au contraire, conçoit la mort comme séparation de l’âme immortelle du corps mortel. Marc-Aurèle pense que la mort n’est qu’une simple dissolution. Schopenhauer pense aussi que la mort n’est rien puisque l’individu survit dans l’espèce. Elias refuse l’escamotage de la mort. Heidegger pense que l’homme doit faire face à la mort même au prix de l’angoisse. La seule question importante pour Heidegger reste la question ontologique. Lévinas pense au contraire que tout sens ne se fait pas à partir de l’être ; l’homme est responsable de l’autre jusque dans la mort qui débouche sur l’inconnu. Morin pense que l’homme est traumatisé par la prise de conscience de la mort d’où son désir d’immortalité qui est un besoin anthropologique fondamental. Tout questionnement sur la mort débouche sur les questions du sens, de Dieu, du suicide, du temps, du néant et de notre responsabilité morale vis-à-vis d’autrui

  • Titre traduit

    Jankelevitch'sunderstanding of death


  • Résumé

    This work aims to compare Jankelevitch’s understanding of death with that of other writers. Jankelevitch’s research shows three stages of death: the first during our lifetime, leading to the actual time of death, in which we must be continually thinking about death, the second at the time of death - a total annihilation of our being and the third after death which leads to nothingness. Plato sees death as the separation of the immortal soul from the mortal body. Marc-Aurele thinks that death is just a simple dissolution. Schopenhauer thinks that death is nothing as we survive within our specie. Elias refuses the disappearance of death. Heidegger says that Man must face death even if it creates anguish. The only important question for Heidegger is the ontological question. Levinas thinks that every meaning does not come from the being, as man is responsible for others right into the unknown of death. Morin thinks that Man is traumatised by the realisation of death thus explaining his desire for immortality which is a fundamental anthropological need. All questioning about death leads to questions about its meaning, God, suicide, time, nothingness and our moral responsibility towards others

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