L'impact de l'aide publique au développement sur les politiques publiques des pays de l'Afrique de l'Ouest : le cas du Niger et du Mali : réflexion sur l'analyse des politiques des bailleurs de fonds dans les domaines de la santé et de l'éducation

par Mahamane Yahaya

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de Frédéric Ramel.

Soutenue en 2010

à Lyon 3 .

  • Titre traduit

    ˜The œimpact of public aid for development in the Ouest African countries public policies : cases of the Niger and Mali : analysis of donor nations strategies in health and educations sectors


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  • Résumé

    Le Plan Marshall pour la reconstruction de l’Europe après la deuxième Guerre mondiale a été la source d’inspiration de l’aide publique au développement (APD) à l’endroit des pays en développement. Le Niger et le Mali, font partie du bloc de pays de l’Afrique subsaharienne les plus pauvres qui bénéficient de ce système. Par le biais de l’aide, ces pays nourrissaient l’espoir de sortir de l’extrême pauvreté. Mais, après un demi-siècle d’institution de l’APD, coïncidant avec le cinquantenaire de leur accession à l’Indépendance, ces pays végètent plus que jamais dans l’extrême précarité. Les différentes initiatives, à commencer par le programme d’ajustement structurel (PAS) qui visait entre autres la libéralisation des structures de l’Etat et l’ouverture au marché, a été un échec retentissant. Tout de même, il s’est dégagé un paradoxe, ces pays affichent tout au long du processus un taux de croissance sans cesse en hausse. La conséquence est plutôt fâcheuse qu’heureuse, car la pauvreté au lieu de baisser, s’amplifie. Les bailleurs de fonds tablent d’ailleurs, sur cette croissance pour justifier le bien fondé et l’utilité de leurs politiques. Alors, pourquoi le taux de croissance et le développement ne font pas bon ménage dans le cas de l’APD ? En réaction à ce fiasco, les bailleurs de fonds initient la stratégie de réduction de la pauvreté dans la droite ligne de l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement. La place de l’éducation et de la santé est centrale parmi les huit points ciblés. L’objectif de la thèse consiste à voir en quoi ces stratégies se détachent de celles contenues dans le PAS et d’examiner leurs conséquences. D’une part, dans la mise en œuvre de ces politiques sectorielles (éducation et santé), l’aspect quantitatif a été mis en avant au détriment de la qualité. D’autre part, la politisation de l’APD, notamment son instrumentalisation pour des raisons sécuritaires, interroge sa neutralité et sa finalité (sortir les pays bénéficiaires de la misère). Seule une aide responsable, avec des hommes politiques responsables qui ne seront pas complices de ce système de « à prendre ou à laisser », peut contribuer au décollage socio-économique des pays étudiés.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (643 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 483-506. Index

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