Essays on emigration, remittances, and employment in the source country : evidence from Mexico

par Arina Viseth

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Yves Crozet et de Ravindra Aruna Yatawara.

Soutenue le 08-11-2010

à Lyon 2 en cotutelle avec l'Université du Delaware, dans le cadre de École Doctorale Sciences Economiques et Gestion (SEG), en partenariat avec Laboratoire d'Economie des Transports (laboratoire) .

Le président du jury était René Sandretto.

Le jury était composé de William Latham, Anna-Maria Mayda.

  • Titre traduit

    Essais sur l’émigration, les transferts de fonds des travailleurs migrants et l’emploi au pays source : le cas du Mexique


  • Résumé

    This dissertation contributes to the emerging empirical literature on the developmental impact of international migration in the source developing economy. Given the policy priority placed on job creation and the emphasis on wage impacts in recent work, the focus here is on the consequences of emigration on the extent of employment and the nature of that employment of those left behind. In particular, our questions are (i) does international migration and remittances have an impact on unemployment rates in the source country? and (ii) do remittances encourage entrepreneurship, as reflected by the share of workers classified as self-employed? We investigate these questions using census data from Mexico, unlike much of previous work that has relied on household survey data. Our empirical strategy attempts to address the typical issues of self-selection and endogeneity that migration impact studies encounter. We classify workers into skill groups and employ the Borjas (2003) empirical strategy, carrying out our analysis at the national level. We also introduce the fractional logit estimator (Papke and Wooldridge (1996)), unused in this field before, to address the fact that the dependent variables of concern are both proportions, and thus avoid the flaws in typical studies that investigate the impact of selected variables on the conditional expectation of a proportion or vector of proportions. Our results show that (i) emigration and remittances decrease native unemployment rates, and (ii) remittances intensify self-employment activities among the receivers. These results are even stronger once we control for sample bias and endogeneity. In terms of economic policy, we therefore provide indirect evidence that migration and remittances could be growth enhancing through their effects on employment in the source country.


  • Résumé

    Cette dissertation contribue à la littérature empirique naissante sur l'impact développemental de la migration internationale dans le pays source. Etant donné la priorité de politique placée sur la création d'emplois, l’analyse est ici portée sur les conséquences de l'émigration sur l'emploi et la nature de cet emploi. En particulier, nos questions sont les suivantes, d’une part, (i) est-ce que la migration internationale et les transferts de fonds des travailleurs migrants ont un impact sur le taux de chômage dans le pays de source? D’autre part, (ii) les transferts de fonds des travailleurs migrants encouragent-ils l'esprit d'entreprise, comme reflété par la proportion de travailleurs indépendants du pays source? Nous étudions ces questions en utilisant des données de recensement du Mexique et des Etats-Unis, à la différence de beaucoup des travaux précédents qui se sont fondés sur des données d'enquête de ménage. Notre stratégie empirique essaye d'adresser les problèmes de biais de sélection et d’endogénéite, problèmes que les études précédentes ont rencontrés. Nous classifions les travailleurs dans différents groupes de compétence et utilisons la stratégie empirique dévelopée par Borjas (2003), effectuant ainsi notre analyse au niveau national. Nous introduisons également l'estimateur partiel de logit (développé par Papke et Wooldridge (1996)). Nos résultants montrent que (i) l'émigration et les transferts de fonds de travailleurs migrants diminuent le taux de chômage du pays source, et par ailleurs (ii) les transferts de fonds de travailleurs migrants augmentent le taux de travailleurs indépendants dans le pays source. Ces résultats sont encore plus significatifs une fois que nous prenons en considération les problèmes économétriques liés aux biais de sélection et d’endogénéité. En termes de politique économique, nous fournissons donc des preuves empiriques quant aux effets de la migration internationale et des transferts de fonds migrants sur la croissance économique du pays de source.

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  • Détails : 1 vol. (217 f.)
  • Annexes : Notes bibliogr.

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