Terrains de géographes, géographes de terrain : communauté et imaginaire disciplinaires au miroir des pratiques de terrain des géographes français du XXe siècle

par Yann Calbérac

Thèse de doctorat en Géographie, aménagement et urbanisme

Sous la direction de Isabelle Lefort.

Soutenue le 13-12-2010

à Lyon 2 , dans le cadre de École doctorale Histoire, géographie, aménagement, urbanisme, archéologie, sciences politiques, sociologie, anthropologie (Lyon) , en partenariat avec Environnement, Ville, Societes (IRG) (laboratoire) .

Le président du jury était Michel Lussault.

Le jury était composé de Hervé Regnauld, Denis Retaillé, Yves Winkin.


  • Résumé

    Cette thèse interroge les représentations que les géographes français du XXe siècle se font de leurs activités de recherche en explorant les multiples significations que recouvre pour eux le terrain, et notamment la place qu’il occupe dans les dispositifs heuristiques et dans l’imaginaire disciplinaire. Cette recherche entend appliquer à l’histoire de la géographie les approches et les méthodes de la sociologie des sciences. Tout au long de la période, le terrain constitue un ordre du discours dominant qui structure durablement les représentations et les pratiques : face aux lectures inspirées par la théorie des révolutions scientifiques, cette thèse met au contraire en lumière la stabilité des discours. La « crise de la géographie » qui désigne la période de doutes que traverse la discipline durant les années 1960 et 1970 apparaît alors davantage comme une mutation des discours et non comme un changement radical des pratiques. Ce changement de focale sur l’histoire de la discipline oblige donc à repenser les cadres avec lesquels l’écrire : le terrain – envisagé comme un « objet scientifique total » – constitue alors une entrée pertinente pour appréhender la géographie dans son ensemble, c’est-à-dire à la fois ses contenus, ses méthodes, ses finalités et ses acteurs.

  • Titre traduit

    Geographers in the field : fieldwork, community and psyche of 20th century French geographers


  • Résumé

    This dissertation questions the way XXth-century French geographers represented their research activities by exploring the different meanings the terms field and fieldwork had for them, and especially their place in heuristic processes and in the scientific psyche. It aims at applying the different approaches and methods of sciences studies to geography. Throughout the period, field and fieldwork led to a dominant order of discourse which structured representations and practices. This study is a response to works inspired by the theory of scientific revolutions and emphasizes the immutability of discourses. The “crisis of French geography,” which refers to the period of doubt the discipline went through during the 1960s and 1970s, may be regarded as a mutation of discourses rather than a radical change in practices. This change of focus on the history of geography leads us to reconsider the theoretical tools to be used to write it. When viewed as a “total scientific fact”, field and fieldwork thus represent a relevant approach to geography as a whole – that is to say its methods, aims, content and actors

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