Thèse soutenue

Travail et société dans l’Égypte du IIIe millénaire : enseignements du système hiéroglyphique

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Auteur / Autrice : Christelle Desbordes
Direction : Laure Pantalacci
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Langues, histoire et civilisations des mondes anciens
Date : Soutenance le 10/12/2010
Etablissement(s) : Lyon 2
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences sociales (Lyon ; 2007-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Histoire et sources des mondes antiques : Institut Fernand Courby & Institut des sources chretiennes
Jury : Président / Présidente : Michèle Brunet
Examinateurs / Examinatrices : Isabelle Pierre, Christopher J. Eyre
DOI : 10.70675/b26dc8d8zd6fdz4d7ez943fz30f09fde9072

Résumé

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La graphie des signes hiéroglyphiques représentant des travailleurs est analysée, puis confrontée aux sources iconographiques et à la sculpture, pour comprendre la façon dont le système d’écriture interprète la notion de travail et cerner ce que l’élite souhaite voir se pérenniser dans l’imagerie. S’ajoute à ces données graphiques une approche lexicographique des termes liés au travail. Une mise en perspective de nos conclusions, par l’apport de sources historiques et sociologiques variées, contribue enfin à forger une appréciation plus juste de la façon dont l’organisation professionnelle est perçue sous l’Ancien Empire, et dont l’élite lettrée se confronte au contexte professionnel. Notre analyse a tout d’abord permis de définir les procédés utilisés pour transcrire le travailleur dans l’écriture et dans l’ensemble de l’imagerie d’Ancien Empire. Les critères intervenant dans la composition de l’image du travailleur, que ce soit dans son apparence, son rapport à l’action ou sa relation à la technique, sont ainsi définis. La relation du lexique au thème du travail est aussi abordée. L’ensemble des données récoltées sert ensuite à définir la perception du travail à cette époque. Le travail est ainsi considéré comme un acte social, et le travailleur, lié à une collectivité solide, apparaît intégré au cœur d’un système hiérarchique complexe. Le travail est aussi perçu comme un acte de peine, exercé par une population modeste dépendante d’une autorité dirigeante et entièrement investie dans la charge qui lui incombe. Le travail apparaît enfin comme un acte de production, dans lequel l’homme, technicien et producteur, constitue un chaînon essentiel dans le processus de transformation de la matière, et garantit la prospérité du pays et le bien-être de son élite.