Etude in vitro des effets génotoxiques des radiofréquences de type GSM-900

par Sylvie Bourthoumieu

Thèse de doctorat en Biologie. Médecine. Santé

Sous la direction de Catherine Yardin.

Soutenue en 2010

à Limoges .

  • Titre traduit

    Genotoxic studies of human cells exposed in vitro to GSM-900 radiofrequencies


  • Résumé

    Le développement et l'augmentation constante des systèmes de télécommunication s'accompagnent de nombreuses questions, en particulier sur le risque sanitaire et oncogène des radiofréquences. La cancérogenèse est un processus multi-étape lié à l'accumulation d'anomalies génétiques dans des régions critiques du génome. Ces lésions génomiques sont généralement détectées et réparées par les cellules. Des erreurs ou défauts de réparation peuvent conduire à des instabilités génomiques pouvant initier un processus cancérogène. Notre travail a porté sur l'étude des effets génotoxiques des radiofréquences utilisées par la téléphonie mobile (GSM-900) sur des amniocytes humains. Les cellules ont été exposées in vitro pendant 24 heures à des ondes GSM-900 dans une cellule fil-plaque. La génotoxicité a été évaluée selon différentes approches (1) étude des remaniements chromosomiques et des aneuploïdies à l'aide du caryotype en bandes R (DAS moyen de 0,25 W/kg) et de la FISH (DAS moyens de 0,25 ; 1 ; 2 et 4 W/kg), (2) étude de l'expression et de l'activation de protéines impliquées dans les voies de signalisation des lésions de l'ADN telles que l'activation de p53 et H2AX par western blot (DAS moyens de 0,25 ; 1 ; 2 et 4 W/kg) et (3) étude de certaines réponses cellulaires aux lésions de l'ADN comme l'apoptose par détection du clivage de la caspase 3 par western blot (DAS moyens de 0,25 ; 1 ; 2 et 4 W/kg). Les résultats obtenus ne montrent pas d'effet génotoxique significatif des radiofréquences de type GSM-900 sur des amniocytes humains exposés pendant 24 heures quels que soient la méthode utilisée et le niveau de puissance testé. Ces résultats semblent en adéquation avec la majorité des études publiées dans la littérature.


  • Résumé

    With the ever-increasing growth of the telecommunication industry come the accompanying questions as to the health and oncogenic risk of radiofrequencies. Cancerogenesis is a multi-step process linked to the accumulation of genetic abnormalities in critical regions of the genome. This genomic damage is generally detected and repaired by the cells. Errors or faulty repairs can lead to genomic instability, which can initiate a cancerogenic process. Our study focused on the genotoxic effects of radiofrequencies used by cellular phones (GSM-900) on human amniocytes. Cells were exposed in vitro for 24 hours to GSM-900 waves in a wire-patch cell. The genotoxicity was evaluated using three different approaches. 1) The study of chromosomal aberrations and aneuploidies by using R-banded karyotype (average SAR value of 0. 25 W/kg) and FISH (average SAR values of 0. 25 ; 1 ; 2 ; and 4 W/kg). 2) The study of the expression and activation of proteins involved in the DNA damage signaling pathway, such as the activation of p53 and H2AX, using western blot (average SAR values of 0. 25 ; 1 ; 2 ; 4 W/kg). 3) The study of certain cellular responses to DNA damage, such as apoptosis, by detecting the cleaving of caspase 3 using western blot (average SAR values of 0. 25 ; 1 ; 2 ; 4 W/kg). The results showed that there was no significant genotoxic effect on the human amniocytes that were exposed for 24 hours to radiofrequencies of the GSM-900. These results seem to be in agreement with the majority of the previously studies published on this topic.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (164 f.)
  • Annexes : 257 ref. bibliogr.

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  • Bibliothèque : Université de Limoges (Section Santé). Service Commun de la Documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : M2010310G
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