Place de la thérapie photodynamique en gynécologie : applications au traitement des micrométastases péritonéales ovariennes et des lésions malpighiennes intra-épithéliales cervicales : étude expérimentale et clinique

par Manuel Ascensio

Thèse de doctorat en Médecine. Gynécologie et obstétrique

Sous la direction de Pierre Collinet.

Soutenue en 2010

à Lille 2 .


  • Résumé

    La thérapie photodynamique (PDT) repose sur l’interaction entre une substance accumulée au sein d’un tissu pathologique et une excitation lumineuse à une longueur d’onde adaptée en présence d’oxygène, à l’origine de la nécrose tumorale. La protoporhyrine IX (PpIX) est un photosensibilisanteur endogène présent à l’état basal dans la plupart des tissus. L’administration exogène d’un précurseur de la PpIX, comme le 5‐acide amino‐lévulinique (5‐ALA) ou l’hexaminolévulinate (He‐ALA), induit une accumulation de PpIX plus conséquente et ce de manière prépondérante dans les tissus néoplasiques, à l’origine du caractère sélectif de l’effet photodynamique. L’excitation de la PpIX à 532 nm ou à 630 nm entraîne une réponse tissulaire qui se traduit par une nécrose des tissus néoplasiques. Le principe fondamental de la thérapie photodynamique repose sur l’exploitation du caractère sélectif de l’effet photodynamique au niveau des tissus cancéreux ou précancéreux (péritoine d’une carcinose ovarienne, dysplasie cervicale). Contrairement à d’autres spécialités comme la dermatologie, la gastro‐entérologie et l’urologie, la thérapie photodynamique est peu développée en gynécologie. Nous nous sommes intéressés à 2 champs d’application potentiels de la PDT en gynécologie en raison des problématiques scientifiques suivantes : Avec 4500 nouveaux cas annuels, le cancer de l’ovaire représente 3,8 % des nouveaux cancers chez la femme. Soixante‐cinq % des cancers de l’ovaire sont diagnostiqués aux stades III ou IV de la classification FIGO. La prise en charge thérapeutique associe chimiothérapie et chirurgie de réduction tumorale maximale. Le stade initial de la maladie et le reliquat tumoral après chirurgie sont les 2 facteurs pronostiques essentiels du cancer de l’ovaire. Le taux de survie dépend du reliquat tumoral après traitement chirurgical et donc de l'éradication de l'ensemble des foyers de micro métastases péritonéales. Malgré ces standards de prise en charge, le pronostic du cancer de l’ovaire reste particulièrement sombre. Certains auteurs ont montré l’impact positif en terme de survie d’une cytoréduction tumorale jugée complète, notamment dans les stades III. Néanmoins, les taux de récidives restent également importants même en cas de traitement initial optimal puisque la moitié des patientes présentant un cancer de l’ovaire avancé (stades III et IV) vont récidiver sur un plan loco‐régional. Ces chiffres remettent en cause la fiabilité de la prise en charge thérapeutique et suggèrent probablement un traitement incomplet, notamment au niveau péritonéal. Il semble donc nécessaire de développer une méthode thérapeutique adjuvante au traitement de référence des micro métastases péritonéales ovariennes afin d’optimiser la prise en charge thérapeutique des cancers de l’ovaire avancés. Avec plus de 500 000 nouveaux cas estimés en 2005 et 260 000 décès par an dans le monde, le cancer du col de l'utérus occupe le deuxième rang des cancers chez la femme La prévention du cancer du col repose sur le traitement des dysplasies cervicales (CIN ou Cervical intra epithelial neoplasia) qui touchent 0. 3 % des femmes en activité génitale. Le diagnostic des lésions précancéreuses et cancéreuses du col utérin repose sur le dépistage d’anomalies cytologiques recherchées à l’occasion d’un frottis cervico‐utérin (FCU). Après identification des patientes à risque, une colposcopie est réalisée avec application d’acide acétique et de lugol. Associée à la cytologie et à l'examen histologique fourni par la biopsie dirigée, elle contribue au choix des indications thérapeutiques des lésions du col utérin. Actuellement, il existe plusieurs méthodes validées de traitement des dysplasies cervicales (conisation, cryothérapie, laser). Le principal inconvénient commun à toutes ces techniques réside dans la destruction du stroma cervical. Selon la taille du cône réséqué ou de la zone détruite, ces techniques peuvent être à l’origine d’une rupture prématurée des membranes, d’un accouchement prématuré, d’un retard de croissance intra‐utérin, ou à l’inverse, de sténose cervicale responsable d’infertilité ou nécessitant un accouchement par césarienne. Il semble donc nécessaire de développer une méthode thérapeutique plus conservatrice et sélective qui permettrait d’éviter les complications hémorragiques post‐opératoires mais aussi les complications liées à l’infertilité et d’ordre obstétrical et qui, à terme, pourrait constituer une alternative au traitement de référence actuel.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (150 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 120-125

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  • Bibliothèque : Université de Lille. Service commun de la documentation. BU Santé.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 50.379-2010-17-C
  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de santé (Paris). Pôle pharmacie, biologie et cosmétologie.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MFTH 8891
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