Intégrer l'indifférence : une approche comparative, qualitative et quantitative, de la légitimité de l'intégration européenne

par Virginie Van Ingelgom

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de Sophie Duchesne et de André-Paul Frognier.


  • Résumé

    Partant des débats actuels, cette thèse aborde la question de la légitimité politique dans le cas de l’intégration européenne. Elle s’intéresse à l’acceptation par les citoyens ordinaires d’un ordre politique en changement. Empiriquement, la recherche repose sur le recours combiné à des méthodes qualitatives et quantitatives dans une perspective de mixed methods. Une relecture des données de sondage (Eurobaromètres) est réalisée sur le temps long grâce à une série d’analyses de régression. Ces données quantitatives sont articulées aux données qualitatives recueillies à l’aide d’une technique originale, l’entretien collectif. Une série de 24 focus groups a été organisée en Belgique (francophone), en France et en Grande-Bretagne. Pour ce qui est des résultats auxquels notre thèse permet de conclure, nos analyses ont notamment mis en évidence une augmentation de la catégorie non-polarisée des citoyens. Ainsi, en marge des résistances généralement étudiées et reprises sous le terme d’Euroscepticisme, on enregistre également au cours de la derrière décennie un renforcement de l’indifférence et de l’indécision. L’analyse systématique des entretiens collectifs permet de rappeler le rôle fondamental joué par les cadres de perceptions nationaux et de documenter précisément les différents visages de la non-polarisation (ambivalence, distance et extériorité et fatalisme). Cette thèse contribue donc à l’étude actuelle des processus d’acceptation et/ou de résistance à l’égard du processus d’intégration européenne en se concentrant plus spécifiquement sur l’indifférence des citoyens ordinaires.

  • Titre traduit

    Integrating indifference: a comparative, qualitative and quantitative, approach of European integration's legitimacy


  • Résumé

    This thesis addresses the question of political legitimacy of the European integration from a sociological perspective using a mixed-methods approach, drawing on both quantitative survey data (Eurobarometers) and qualitative data (24 focus groups organized in (French-speaking) Belgium, France and Great-Britain). Through the analysis of this material, it was possible to contribute to the study of the processes of acceptance and/or resistance towards European integration, as well as its possible politicization, whilst concentrating more specifically on the non-polarization of a large proportion of ordinary citizens. Thus, next to the resistances generally studied and know as Euroskepticism, one also records during the last decade a reinforcement of the indifference and indecision of ordinary citizens. The systematic analysis of the focus groups makes it possible to point out the fundamental role played by the national frames of perceptions and to precisely document the different faces of non-polarization (ambivalence, distance and externality and fatalism). This thesis thus contributes to the current study of the processes of acceptance and/or resistance with regard to the process of European integration while concentrating more specifically on the indifference of the ordinary citizens.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (375 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 315-328

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