La scuola di Melchiorre Cesarotti nel quadro del primo romanticismo europeo

par Claudio Chiancone

Thèse de doctorat en Littérature italienne

Sous la direction de Enzo Neppi et de Guido Baldassarri.

Soutenue en 2010

à Grenoble en cotutelle avec l'Università degli studi di Padova .

  • Titre traduit

    L'école de Melchiorre Cesarotti dans le cadre du premier romantisme européen


  • Résumé

    Les nombreux essais concernant Melchiorre Cesarotti (1730-1808), parus au vingtième siècle, ont bien montré le rôle primaire que l'écrivain joua dans les relations entre la culture italienne et la pensée européenne entre la fin du dix- huitième siècle et le début du dix-neuvième, mais ils ont oublié l'aide dont il put bénéficier dans les milieux qui l'entouraient. En effet, le travail personnel de Cesarotti ne fut que le premier engrenage d'une machine de création littéraire, qui intéressa un large groupe d'hommes et de femmes de lettres, C'est le phénomène culturel qu'on a choisi d'appeler l' "école de Cesarotti". La reconstruction intégrale de la correspondance inédite de Cesarotti a permis de découvrir que l'école de Cesarotti n'était pas une "école" dans le sens traditionnel du terme. C'est plutôt l'histoire d'un cercle qui au fil du temps avait créé ses propres rituels, et ou chaque élève partageait souvent son temps avec les autres élèves dans un esprit de fraternité. Un groupe, ou plutôt une famille, qui cependant devint au fil du temps trop renfermée en elle-même, dominé par un "patriarche" affectionne mais finalement trop fier de son propre magistère et incapable ainsi de produire une littérature adaptée au nouveau siècle. Ce fut la base de la critique de Ugo Foscolo. Le poète gréco-vénitien fit ses premières preuves littéraires dans le milieu césarottien, mais en ayant bientôt cerné les défauts et refusé les contraintes, en sortit peu après et fonda finalement une nouvelle école, basée sur une plus forte conscience de la mission historique et civique de l’homme de lettres.

  • Titre traduit

    The school of Melchiorre Cesarotti in the beginning of european romanticism


  • Résumé

    The numerous twentieth century essays concerning Melchiorre Cesarotti (l730-1808) have thoroughly demonstrated the prominent role that the Italian author played in the relationship between Italian and European cultures at the turn of the nineteenth century, but they have never been mindful of the assistance that he received from his circle, In fact, Cesarotti's personal work was only the first gear of a well-oiled literary machine sustained by a large group of male and female literary enthusiasts: the school of Cesarotti. The full reconstruction of Cesarotti's unpublished correspondence reveals that this school was not typical. Rather, it was a company that developed its own traditions and "liturgy" over many years, each pupil of which sharing his or her time and cultural activities with the teacher and other comrades in a spirit of brotherhood. The prideful professor-patriarch, who sincerely loved his pupils, dominated the group, or family, which ultimately became too concave to produce literature or poetry adapted to the looming, new century. This is the basis on which Ugo Foscolo (1778-1827) built his critique of the school. The Greco-Venetian poet made his debut in the school of Cesarotti, but soon conscious of its unbearable faults, limits, and constrictions, he left and finally founded a new school, based on a stronger awareness of the historical and civic mission of the man of literature.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (480 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 457-478

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  • PEB soumis à condition
  • Cote : 205143/2010/L31
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